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Leadership orienté action

Le renouveau du leadership passe par l’action 

De nouveaux comportements se développent au sein des organisations. D’une part, l’émergence des outils numériques favorise l’expression des opinions des collaborateurs et d’autre part, la génération Y fait son entrée sur le marché du travail. Davantage adepte du collaboratif et encline au questionnement que celle de ses aînés, cette jeune génération contribue à la remise en cause du fonctionnement hiérarchique traditionnel. La conjugaison de ces tendances accentue la nécessité pour les praticiens et les chercheurs de s’interroger sur la question du leadership.

Des océans rouges aux océans bleus 

L’une des approches les plus marquantes en la matière est celle du « Leadership Océan Bleu » proposée par W. Chan Kim et Renée Mauborgne. Ces deux enseignants-chercheurs de l’INSEAD se sont faits connaître avec l’ouvrage devenu référence « La stratégie Océan Bleu ». Les auteurs y exposent une démarche afin d’aider les organisations dans leur quête de nouveaux espaces de marché. L’approche, illustrée par de nombreux exemples, permet de redéfinir son positionnement stratégique en favorisant l’innovation tout en diminuant les coûts. Il s’agit de faire preuve de créativité afin d’élargir le cercle des clients et créer de nouvelles tendances sur les marchés. De façon imagée, l’opération consiste à quitter les océans rouges (espaces stratégiques ensanglantés où la concurrence fait rage) pour partir à la conquête des océans bleus (nouveaux espaces de marché, vierges de toute concurrence). 

Quelques années plus tard, les auteurs appliquent les fondements de l’approche au leadership. Ils s’intéressent à la manière d’obtenir le meilleur engagement des salariés au travers de l’action des leaders. La finalité est de pouvoir libérer les énergies en focalisant le management sur des tâches à réelle valeur ajoutée. 

Pour un leadership davantage orienté vers l’action 

La proposition de Kim et Mauborgne se distingue des approches traditionnelles en matière de leaderhsip. Il ne s’agit pas ici de se focaliser sur la psychologie du leader mais d’adopter une orientation très pragmatique. Leur méthode permet de déterminer le temps et les efforts que les leaders doivent accorder à leurs activités, en fonction de la valeur ajoutée apportée à leurs supérieurs hiérarchiques, pairs ou subordonnés. 

Il s’agit donc d’abord d’estimer la manière dont les managers à tous les échelons de l’entreprise utilisent leur temps et leur énergie. Quels sont les niveaux de temps et d’efforts consacrés à échanger avec leurs supérieurs ou avec leurs équipes ? A faire du reporting ? A expliquer la stratégie ? A faire du coaching ? 

Ces informations, qui peuvent être recueillies grâce à des interviews, forment un premier canevas, représenté par une courbe de valeur. Il s’agit ensuite de redessiner un nouveau « canevas de leadership » pour chaque niveau de management pour mieux répondre aux attentes de leurs parties prenantes. La démarche vise donc à impliquer les différents échelons hiérarchiques et à mettre le focus sur le service apporté aux clients internes (collaboration, soutien, explications, etc.). 

Un exemple est fourni par l’illustration qui suit. Il s’agit du repositionnement proposé à des managers intermédiaires à l’issue de l’application de la méthode « Leadership Océan Bleu ». Ceux-ci sont amenés à consacrer moins de temps aux activités de contrôle et à se positionner davantage comme des coachs auprès de leurs équipes.

Source : Kim et Mauborgne (2014, p.8) 

Un leader avant tout au service des ses clients internes

Il ne s’agit donc plus de se focaliser sur ce que le leader doit être mais sur ce qu’il doit faire. L’approche se veut donc beaucoup plus pragmatique, considérant qu’il est plus simple et rapide de changer les actions d’un manager que ses valeurs, qualités ou comportements. 

En d’autres termes, il s’agit de regarder la réalité du leadership en face et de se placer dans une logique de service rendu aux clients internes. Cette idée peut d’ailleurs être rapprochée du concept de « Servant Leadership » introduit dans les années 1970 par Robert K. Greenleaf. Le « Servant Leader » est celui qui cherche avant tout à faire croître ses collaborateurs. Il met en place toutes les conditions qui favorisent l’épanouissement et la réalisation de son équipe. La confiance en la performance des collaborateurs, l’accompagnement et le soutien priment alors sur les activités de supervision et de contrôle des managers. 

Ces approches originales et pragmatiques proposent donc des principes et des méthodes incontournables pour produire réellement du changement en ces temps de quête d’un renouveau du leadership. 

Bibliographie : 

Greenleaf, R. K. (1970). The servant as leader. Robert K. Greenleaf Publishing Center.
Kim W.C, Mauborgne R. (2005), Blue Ocean Strategy, Harvard Business Review Press.
Kim W.C, Mauborgne R. (2014), Blue Ocean Leadreship, Harvard Business Review, May.

L’entrepreneuriat de soi pour accompagner le changement

La situation socio-économique a fortement impacté la politique de l’emploi et pour avoir une démarche responsable, il convient de s’interroger sur la nature des rapports des individus au travail. En effet, l’entreprise s’est construite sur des valeurs protectrices de l’après-guerre et sur l’idée qui en découle, selon laquelle il convient de viser un emploi stable et pérenne. Les règles de droit social et les modalités de relation entre les partenaires sociaux en vigueur figent profondément la politique de l’emploi. Aussi louable soit-elle, l’idée d’un emploi permanent garanti paraît aujourd’hui difficile à défendre.

L’attente sociale et l’organisation de l’entreprise doivent alors se tourner vers un modèle qui promeut l’activité plutôt que l’emploi. L’entreprise responsable doit être en mesure de proposer des solutions adaptées à chaque collaborateur et à chaque situation de travail. Dans ce cas, la RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) encourage l’organisation à donner au collaborateur les moyens de maintenir son employabilité plutôt que de se focaliser sur son emploi. L’idée de « flexisécurité » apparaît alors comme une piste intéressante d’un consensus social nouveau.

En complément, le concept d’entrepreneur de soi est aussi à avoir en tête, en raison de la dynamique qu’il entraîne. En effet, il induit une implication plus grande des collaborateurs et suscite les initiatives individuelles et collectives. Quatre nouvelles façons d’aborder la relation au travail émergent : le dialogue avec la communauté, la conciliation des temps professionnel et personnel, la diversité des effectifs, ainsi que le contrôle et le suivi comme facteurs responsabilisants.

Ainsi, tous les aspects de la gestion des ressources humaines sont impactés par ces nouveaux courants de pensée : emploi, salaire, volume et organisation du travail, compétences, etc. La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences devient un pilier pour accompagner l’entreprise dans le changement.

Par ailleurs, tous les collaborateurs ne sont pas égaux et capables d’agir et de réagir avec succès. Du fait d’un environnement moins stable, les moments difficiles de vie professionnelle et personnelle sont plus fréquents. L’entreprise responsable est aussi solidaire envers les plus démunis et doit faciliter la gestion de ces moments de transition. Il ne s’agit pas de fournir une assistance permanente, mais d’être présent pour parer aux éventuels accidents de la vie en proposant un accompagnement en interne ou en ayant recours à des professionnels externes (consultant, coach, psychologue, etc.). Dans ce sens, Be Yourself propose une démarche personnalisée pour accompagner les individus dans leur développement professionnel et les aider à renforcer leur estime d’eux-mêmes.

La mise en œuvre de la RSE relève d’une démarche plus que d’un choix d’actions ciblées. Elle implique deux conditions sine qua none à savoir :

  • accepter de remettre en cause les pratiques établies pour intégrer les nouveaux enjeux de l’entreprise,
  • faire preuve d’innovation et de courage.

La RSE offre alors à la gestion des ressources humaines un nouveau rôle d’ouverture, de concertation et d’animation.

MindForest s’est engagé vers cet objectif d’entreprise responsable, durable et performante avec l’obtention du label ESR en avril 2015.

« S’engager dans le développement durable, ça n’est plus un choix »

Nicolas Palau
Responsable Be Yourself

Les grandes tendances RH : quatre défis majeurs

« Aujourd’hui, les candidats ne sont plus à la recherche d’une carrière… Ils sont à la recherche d’une expérience ». C’est le principal constat qui ressort d’une étude internationale[1] sur les grandes tendances RH, réalisée auprès de 2.500 professionnels des Ressources Humaines dans plus de 90 pays.

Face à ce type d’attentes, l’attractivité des entreprises devient un enjeu de plus en plus décisif pour séduire les candidats, mais aussi pour fidéliser les collaborateurs. L’analyse met ainsi en lumière l’existence de 12 grandes tendances RH pour 2014 et les années à venir. Parmi elles, quatre défis majeurs liés à la rétention du personnel émergent.

1. Encourager le leadership

D’abord, il s’agit de développer le leadership[2] à tous les niveaux de l’organisation, au-delà de la Direction. Devenu crucial avec l’émergence de nouveaux marchés, l’essor des modèles d’organisation horizontaux, l’accélération des départs à la retraite et l’arrivée des nouvelles générations, ce challenge est devenu la priorité numéro 1 des entreprises interrogées. Pourtant, si 89% considèrent le développement du leadership comme urgent ou important, seulement 13% si disent prêtes à relever ce défi.

Les répondants estiment d’ailleurs que les programmes de développement du leadership ne correspondent plus aux besoins actuels. Ainsi, 44% des responsables RH interrogés les jugent insuffisants pour répondre à la diversité des profils de leaders. L’enjeu est alors de créer une véritable culture du leadership alignée sur la stratégie de l’entreprise, puis d’adapter les nouveaux programmes aux différents types de leaders de l’organisation. Ces leaders seront alors à même d’entreprendre les actions nécessaires pour favoriser l’implication de tous les collaborateurs.

 

2. Gérer des collaborateurs sur-sollicités

Smartphones, ordinateurs portables, tablettes, etc. Aujourd’hui, l’information est accessible partout et par tous. Confrontés à cette hyper-connexion quotidienne, les collaborateurs se sentent submergés d’informations. D’une part, la sur-sollicitation est une source de distraction permanente, qui nuit à la productivité. À titre d’exemple, un employé consulte jusqu’à 150 fois son Smartphone par jour (réception de mails, envoi de messages, lecture de l’actualité, etc.) ! D’autre part, le risque est également de voir l’engagement diminuer. En effet, la sur-sollicitation amoindrit la limite entre vie privée et vie professionnelle, entraînant ainsi des difficultés à « déconnecter » du travail. Dans ces conditions, le collaborateur submergé éprouve un sentiment de « trop-plein » et est moins enclin à poursuivre son investissement. Le deuxième défi pour les organisations est donc de parvenir à simplifier l’environnement de travail pour limiter les effets de cette hyperactivité.

Malheureusement, l’étude montre que seuls 10% des dirigeants du panel interrogé estiment que les actions initiées par leur entreprise pour réduire cette sur-sollicitation[3] sont efficaces. Parmi les bonnes pratiques d’ores et déjà appliquées, les répondants mentionnent la création d’équipes à taille réduite pour améliorer la dynamique collective, la simplification des processus, le suivi de baromètres pour recueillir des informations qualitatives, la valorisation du télétravail ou encore la mise en place de réunions plus productives (88% estiment en effet perdre leur temps pendant les réunions). Bien sûr, actions envisagées doivent s’inscrire dans une démarche plus globale, en ligne avec la stratégie et adaptée aux spécificités de l’organisation.

 

3. Attirer et fidéliser les talents

Malgré un taux de chômage globalement élevé, des entreprises peinent à recruter certains profils. En effet, avec la digitalisation, de nouveaux métiers émergent et conduisent les employeurs à chercher davantage de « doubles profils », combinant l’expertise métier et les compétences techniques nécessaires à l’utilisation de nouveaux outils avancés. Ces nouvelles compétences sont alors très prisées, mais restent rares et inégalement réparties géographiquement, particulièrement dans les domaines techniques. La concurrence fait donc rage entre les sociétés en quête de ces talents[4]. C’est le troisième défi majeur : innover pour mieux attirer et fidéliser[5] les compétences critiques.

 

Dans cette optique, 60% des professionnels RH interrogés ont déjà actualisé leur stratégie de recrutement pour l’adapter à un marché toujours plus évolutif et concurrentiel. Cela passe par exemple par l’amélioration de la marque employeur de l’entreprise ou par l’intégration des moyens digitaux dans la politique de recrutement. Certains répondants évoquent même la nécessité d’implémenter une véritable « supply chain » des talents, incluant notamment une analyse approfondie des emplois critiques, des cycles structurés de développement des compétences et des plans de succession. La fidélisation passe en effet par des actions tout au long du cycle de vie du collaborateur !

 

« Imaginer qu’on ne soit pas obligé d’innover en matière de gestion des talents est une utopie ! »

DRH d’une compagnie d’assurance internationale – Mai 2014

 

4. (Re)développer les compétences RH

Enfin, pour relever ces défis, les professionnels des Ressources Humaines doivent évidemment disposer des compétences nécessaires. Or d’après l’étude, 70% d’entre eux ont intégré leur fonction sans qualification et trois entreprises sur quatre n’investissent pas dans leur développement. L’influence de la fonction RH sur les décisions stratégiques de l’organisation se voit alors limitée. Pourtant, pour devenir des partenaires efficaces soutenant la croissance de l’organisation, les équipes RH ont besoin d’un large éventail de connaissances et de compétences, aussi bien techniques que comportementales. Le développement des compétences RH[6] est donc incontournable. Ce point est d’autant plus important que 34% des répondants considèrent qu’elles sont insuffisantes dans leur entreprise.

Par ailleurs, compte tenu des évolutions actuelles, le service RH doit désormais adopter une véritable posture de consultant et travailler de concert avec la Direction pour identifier et mettre en œuvre les actions adéquates. Parallèlement, en tant que fonction support, il doit renforcer ses interactions avec les opérationnels pour mieux connaître leurs besoins et les évolutions futures de leur métier. Mais ces nouveaux rôles ne peuvent être assurés qu’à condition de doter la fonction RH des atouts nécessaires. Le succès de ses missions passe donc par sa (re)mise à niveau. Pour cela, les plus hauts niveaux de l’organisation doivent prendre conscience de ce besoin stratégique et encourager le développement des compétences des équipes RH.

Des défis avant tout organisationnels

Plus que des challenges RH, les enjeux mis en lumière dans cette étude concernent en réalité l’ensemble de l’organisation et requièrent une adaptation culturelle, impliquant l’ensemble des collaborateurs. Tous les niveaux de l’entreprise sont impactés, plus ou moins directement, et cette dimension globale doit donc être prise en compte au moment de passer à l’action. C’est en gardant cet impératif à l’esprit que MindForest accompagne ses clients dans la définition et la mise en œuvre d’actions sur-mesure, pour tous les échelons de l’organisation, de la Direction aux collaborateurs du terrain.

 

Aliénor Bianchi
Expert in Human Capital Management @ MindForest

 

[1] http://www.deloitte.com

[2] http://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/fr/Images/Misc_Images/Infographics/deloitte_infographie2_hr_trends_sept2014.jpg

[3] https://innitiallblog.files.wordpress.com/2014/09/infographie_tendances-ressources-humaines_2_20141.png

[4] http://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/fr/Images/Misc_Images/Infographics/infographie_hr-trends_tendance-3.jpg

[5] http://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/fr/Images/Misc_Images/Infographics/deloitte_tendancesRH_tendance4_infographie_oct2014.jpg

[6] http://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/fr/Images/Misc_Images/Infographics/deloitte_tendancesRH_tendance5_infographie_oct2014.png

Development Centre du dirigeant de PME


Le dirigeant de PME a fait appel à MindForest pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Un entretien a permis de définir ses besoins avec précision et de mettre en place un parcours d’accompagnement pour le développement de son leadership. Le point de départ était un Development Centre, suivi de séances de coaching et de sessions de formations sur les postures clés du dirigeant.

 

Focus sur le Development Centre

Le Development Centre a pour objectif de mettre en lumière les forces et les axes d’amélioration du dirigeant, dans le cadre professionnel. Il commence par un questionnaire de personnalité OPQ32 de CEB-SHL, pour déterminer ses préférences comportementales dans un cadre professionnel. Cette étape est compétée par la suite d’un exercice de mise en situation (In-tray – Be Yourself©), d’un jeu de rôle et d’un entretien de débriefing. Un rapport complet, comprenant des informations sur sa personnalité et sur son style de leadership, est alors remis au dirigeant. Ceci a offert au dirigeant de PME l’opportunité de mieux se connaître personnellement et de faire les prises de conscience nécessaires à son développement ultérieur.

 

Le Development Centre offre notamment au dirigeant :

  • une prise de recul pour évaluer son leadership ;
  • des modules pour développer ses capacités de leader et devenir acteur du changement ;
  • l’essentiel du droit du travail pour dirigeant ;
  • un media training, pour renforcer sa communication personnelle ;
  • un coaching individuel pour s’épanouir au travail.

 

Le projet en bref
L’entreprise
  • Entreprise privée luxembourgeoise d’environ 200 collaborateurs
  • Secteur des transports
Le contexte
  • Prise de poste relativement récente du dirigeant, qui a occupé des fonctions managériales au préalable
Les objectifs
  • Mieux se connaître pour mieux diriger
  • Mettre en place un parcours de développement adapté aux besoins du dirigeant
  • Faciliter sa prise de poste et asseoir sa position de dirigeant
La mission de MindForest
  • Accompagner le dirigeant de PME dans le développement de son leadership
L’action de MindForest
  • Development Centre
  • Définition et planification des modules de formation et de coaching
    • L’essentiel du droit du travail pour dirigeant
    • Optimiser ses prises de décisions
    • Devenir leader du changement
    • Développer la performance de ses équipes
    • Gérer les conflits avec tact
    • Finance pour dirigeant
  • Coaching : un leader à 360°, tout au long de l’accompagnement
Les résultats
  • Une meilleure connaissance de soi
  • Une plus grande assurance pour faciliter la prise de décision
  • Un approfondissement des connaissances liées aux différents domaines de la vie de l’entreprise
  • Des techniques de développement personnel réutilisables au quotidien