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Martine Henderyckx – Development Centre, une marque de reconnaissance


Pour la Responsable RH de la société de gérance de commerces en stations-service, les sessions de
Development Centre ont généré un changement d’approche en termes de gestion et de développement de compétences.

Martine Henderyckx, pourquoi avoir commandité un Development Centre pour vos équipes ?

Certains salariés ont émis le souhait de pouvoir évoluer au sein de notre structure. Nous mettons donc en place un plan de carrière pour l’ensemble de nos collaborateurs, qui s’accompagne d’un programme de développement individuel visant l’acquisition et le développement de certaines compétences.

Dans le cadre de notre activité, il est demandé à certains de nos collaborateurs d’avoir des compétences à la fois commerciales, administratives et en gestion du personnel. Il est cependant très difficile pour une seule et même personne de pouvoir exceller dans l’ensemble de ces domaines.

Un objectif était aussi de fidéliser nos collaborateurs, et de développer chez eux un sentiment d’appartenance au groupe.

Quel était pour vous l’objectif de ce programme ?

Le but était d’effectuer une première évaluation des compétences, qui permette à nos salariés de mieux connaître leurs forces et leurs axes d’amélioration, et de prendre conscience à la fois des aptitudes dans lesquelles ils excellent et de celles à développer. Il est établit que les personnes qui réussissent le mieux sont celles qui se connaissent et qui savent évaluer au plus juste leurs capacités ainsi que leurs points de développement.

Quel a été le retour des personnes concernées après la première étape du Development Centre ?

Les perceptions diffèrent d’une personne à l’autre. Pour certaines, l’exercice a bien été vécu : elles ont réellement pris conscience de leurs points à améliorer ; elles sont prêtes à suivre les actions et formations qui ont été recommandées pour elles.

Chez d’autres, certains traits de personnalité ont été dévoilés, qu’elles n’avaient pas nécessairement souhaité entendre…

Certaines ont en outre eu des difficultés face à la pression et au stress des mises en contexte ; elles ne se sont pas senties à l’aise dans ces situations qu’elles doivent pourtant gérer dans leur travail au quotidien.

Quelles actions concrètes avez-vous initiées à ce sujet ?

Nous n’en sommes qu’au début. Il faut maintenant mettre en place tout le volet formations, avec un plan individualisé qui portera essentiellement sur les soft skills.

Les descriptions de postes réalisées nécessitent des savoir-faire et des savoir-être, des compétences et des expériences déjà acquises.

Ce n’est pas un secret : le facteur humain est l’un des points les plus compliqués à gérer dans une entreprise. Beaucoup nous ont donc demandé de pouvoir suivre des formations pour apprendre à mieux gérer les problèmes qui surviennent sur site au niveau du personnel.

On est toujours mieux à un poste quand on sait comment effectuer le travail, quand on sait ce qu’on attend de nous, et quand on est en mesure d’atteindre nos objectifs.

Quelle est la reconnaissance de vos salariés face à ces mesures de développement ?

Celles-ci répondent à des besoins et à des attentes clairement exprimées. Quand on offre un workshop ou une formation qui répond à leur problématique, ceci est généralement bien perçu. Et je suis convaincue que quand le thème et les objectifs sont réfléchis, l’impact est positif.

C’est par ailleurs important de montrer aux gens leur appartenance et de leur faire comprendre qu’on a réellement besoin de leurs compétences et de leur implication. On les forme et on leur dit : « Maintenant tu as suivi une formation, et tu as pu travailler sur des compétences qu’il te faut pour réaliser tes missions et en être responsable ». La pratique au quotidien, dans son environnement professionnel, renforce alors ces compétences. Nous restons à leur écoute s’ils veulent les approfondir ou en développer de nouvelles.

Dans la société, chacun a des attentes et souhaite être reconnu pour ce qu’il fait. Les gens ont en effet besoin de s’entendre dire : « Tu as les compétences : je les vois et je les reconnais. Je veux que tu participes à la vie de la société. Tu es un acteur important au développement de notre groupe. »

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

On a déjà fait un bon pas en avant. Nous avons toutes et tous acquis une véritable prise de conscience des besoins de formation de chacun. Avant, ces formations ciblaient l’ensemble du personnel. Celles actuelles et à venir seront plus individualisées et ciblées.

Cette expérience a donc généré chez nous un changement d’approche par rapport aux besoins et aux attentes de chacun ; il faut considérer l’individu dans son poste en tant que tel, et non pas regarder un groupe d’individus employés à un même poste de travail. Sur ce point, notre plan de carrière initial a été revu, et à charge pour nous de faire en sorte que chacun ou chacune y trouve sa place.

Recrutement externe vs mobilité interne

50.000€ : c’est le coût moyen d’un mauvais recrutement en Allemagne[1] !

Le recrutement présente de nombreux enjeux pour l’entreprise, aussi bien en termes de temps, que de coûts ou même d’image. Ainsi, lorsqu’un poste se libère ou est créé, deux choix s’offrent à elle : soit le recrutement d’une personne externe, soit le recours à la mobilité interne. Mais quelle option choisir ?

Recrutement externe : l’acquisition de talents a un prix

Approche assez classique, le recrutement externe vise à attirer de nouveaux collaborateurs. Il comprend plusieurs avantages.

D’abord, il donne accès à de nouvelles compétences, à de nouveaux talents. Cela permet, d’une part, d’acquérir des compétences spécifiques que les collaborateurs de l’entreprise ne possèdent pas et/ou pourront difficilement développer. D’autre part, l’embauche de personnes extérieures enrichit les équipes et favorise ainsi l’émergence de nouvelles idées. Le renouveau apporte alors un changement bénéfique.

Ensuite, en rencontrant de nouveaux profils, l’entreprise élargit son horizon. Le recrutement externe offre ainsi de nouvelles perspectives d’évolution. Par ailleurs, il permet également de constituer un vivier de candidats potentiellement intéressants, qui pourront être sollicités ultérieurement.

Pour finir, il s’agit d’un vecteur de communication important. En effet, à travers sa politique de recrutement, l’entreprise nourrit l’image qu’elle véhicule à l’extérieur et accroît sa visibilité. Sa réputation employeur étant directement influencée par l’opinion des candidats, elle a donc tout intérêt à apporter un soin particulier à sa stratégie de recrutement.

Seulement, un recrutement externe est coûteux ! Une infographie réalisée par Resoomay en 2011 et publiée par le site Recruiter[2], met en évidence les frais associés au recrutement. Ainsi, le coût d’une nouvelle embauche est estimé à 44.000€ en moyenne. Par ailleurs, les coûts engendrés par un mauvais recrutement peuvent atteindre des sommets. À titre d’exemple, un cadre moyen quittant l’entreprise après 2 ans et demi aura coûté au total 184.000€ (coûts liés à l’embauche, à la rémunération et au développement) mais n’aura généré que 97.000€. Soit un retour sur investissement de près de -300% !

Dans ces conditions, les risques liés à un recrutement externe, voire même à une embauche ratée, incitent à envisager une autre option.

Mobilité interne, la solution autarcique

Lorsqu’un poste est à pourvoir, la mobilité interne constitue le second recours du recruteur.

Selon une étude[3] réalisée par LinkedIn auprès de 3.000 employeurs de 19 pays, 46% des entreprises envisageaient d’augmenter leur volume de recrutement interne entre 2012 et 2013. Les raisons évoquées par les employeurs français étaient principalement : la conservation des meilleurs talents, le développement et l’évolution professionnelle, la diminution des coûts (notamment liés à l’embauche), la nécessité de faire face aux défis économiques actuels, et enfin l’amélioration de la productivité des employés (opérationnels plus rapidement).

Ainsi, la mobilité interne est un levier de motivation à part entière. En effet, par ce biais, l’entreprise témoigne sa confiance envers l’employé, elle valorise ses compétences et lui offre des perspectives d’évolution de carrière. De plus, le recours au recrutement interne rassure les collaborateurs, particulièrement en contexte d’incertitude concernant la sécurité des emplois.

Autre atout non négligeable : l’impact positif sur l’image de l’organisation. En effet, en favorisant la mobilité interne, l’entreprise révèle une volonté de préserver ses emplois et d’allouer durablement les ressources humaines. Elle véhicule alors une image d’employeur responsable.

Mais le recrutement interne a aussi ses limites… D’abord, cette approche est surtout envisageable dans les entreprises ayant une politique de gestion des compétences qui inclut la mobilité interne. Elle n’est donc pas accessible à toutes les organisations. Ensuite, elle ne supprime pas l’ensemble des coûts liés au recrutement, ni les risques de mauvais casting. Enfin, qui dit poste pourvu via une mobilité, dit également autre poste à pourvoir.

Les incontournables du recrutement

Que l’entreprise oriente ses recherches de candidats en interne ou en externe, tout recrutement comporte son lot d’impératifs.

En premier lieu, le processus de recrutement reste similaire dans les deux cas. En effet, de la définition du poste à la sélection des candidats, en passant par la diffusion de l’offre d’emploi et la passation des entretiens, l’entreprise suit les mêmes étapes pour un recrutement interne ou externe. Et peu importe le canal choisi, le recruteur doit obligatoirement rester objectif dans l’évaluation des candidats.

Dans la même optique, quel que soit le collaborateur recruté, il est essentiel de prévoir une période d’intégration. Ainsi, même si cette phase est a priori moins longue en cas de mobilité interne, l’employé a malgré tout besoin d’un temps d’adaptation au fonctionnement d’un nouveau service, à un nouveau poste, à de nouveaux collègues, etc. Par ailleurs, l’employeur doit également veiller à évaluer ses performances de manière objective. Que le collaborateur vienne d’un autre service ou d’une autre entreprise, il est toujours possible que son profil ne corresponde finalement pas au poste !

Enfin, concernant la gestion des compétences et des connaissances, l’organisation doit considérer deux aspects. D’abord, le transfert des connaissances lors du départ de l’ancien collaborateur. En effet, quel que soit celui qui le remplacera, il est du devoir du manager de veiller à une capitalisation optimale, pour un meilleur transfert pendant la période d’intégration. Ensuite, l’entreprise doit envisager un développement des compétences, notamment par la formation. Même lorsque le collaborateur passe d’un service à un autre grâce à une mobilité interne, il est important de prévoir un plan de développement conforme à son profil et à son nouveau poste.

Tout est question d’équilibre…

Une option n’est donc pas nécessairement meilleure que l’autre. Pour trouver la bonne personne pour le bon poste, l’entreprise doit ainsi trouver le juste équilibre entre recrutement externe et mobilité interne. « À candidatures égales, il faut privilégier le collaborateur déjà dans l’entreprise » souligne Jean-Jacques Meyer, directeur associé du cabinet de recrutement Argos Paris. Mais l’embauche de nouveaux collaborateurs apportera également un nouveau souffle à l’organisation !

 

Aliénor Bianchi
Expert in Human Capital Management @ MindForest

 

[1]http://www.careerbuilder-corporate.fr/2013/05/14/quel-est-le-cout-dun-mauvais-recrutement/

[2]http://www.recruiter.com/i/wp-content/uploads/2011/12/Cost-of-a-Bad-Hire.jpg

[3]http://business.linkedin.com/content/dam/business/talent-solutions/regional/fr_FR/site/pdf/studies/linkedin-les-tendances-du-recrutement-2013.pdf

Candidats et collaborateurs : priorité au demandes non-financières

Comment attirer et fidéliser les talents ? Cette question est devenue le principal défi RH des entreprises. Pour être compétitives sur le marché de l’emploi, elles doivent redoubler d’efforts afin d’améliorer leur marque employeur, aussi bien auprès de leurs collaborateurs que des chercheurs d’emplois.

Mais quels avantages les candidats et les employés recherchent-ils en priorité ? Sur quels points les entreprises auraient-elles intérêt à concentrer leurs efforts ? Les résultats de l’étude internationale de SuccessFactors[1], menée en septembre 2012 auprès de 1500 chargés de recrutement et professionnels des Ressources Humaines, mettent en lumière quelques pistes d’actions.

Les requêtes des candidats…

Selon l’étude, 87% des candidats ont des attentes supérieures aux packages proposés par les entreprises. Et 79% des recruteurs accèdent à leurs requêtes. Mais quels sont les avantages les plus demandés ?

On observe que les avantages non-financiers occupent une place importante parmi les exigences des candidats. En effet, si 57% privilégient une rémunération plus élevée, la même proportion souhaite bénéficier d’horaires de travail flexibles. Les autres requêtes les plus fréquentes concernent l’accès à la formation (40%) et la possibilité de télétravail (32%). À l’inverse, seulement un candidat sur 5 sollicite un titre plus élevé ou un bonus d’embauche.

Graphique 1 : Attentes des candidats supérieures aux packages proposés

 

En outre, si près de 4 employeurs sur 5 satisfont les requêtes des candidats, les sollicitations non-financières obtiennent néanmoins des réponses plus favorables. Aussi, 71% des demandes de formation sont acceptées, de même que les horaires flexibles (63%) et le télétravail (55%). En revanche, moins de la moitié des candidats obtiennent le bonus d’embauche ou la rémunération plus élevée qu’ils espèrent (respectivement 46% et 44%).

…proches de celles des employés

Côté collaborateurs, les attentes sont similaires, avec cependant quelques variations. En effet, les horaires flexibles (47%), la formation (31%) et l’augmentation de salaire (31%) font partie des demandes prioritaires. Mais on note que la promotion est la deuxième requête la plus fréquente (36%).

L’étude montre que 82% des employés demandent des avantages supérieurs au package dont ils bénéficient déjà. Et 85% des entreprises sont enclines à leur accorder. Cependant, comme pour les candidats, on observe que les sollicitations non-financières sont davantage acceptées par les employeurs. Ainsi, la grande majorité est favorable à l’octroi de formation supplémentaires et d’horaires de travail plus flexibles aux collaborateurs (81% et 73%). Par contre, les bonus et augmentations de salaire ne sont accordés que par 2 entreprises sur 5.

Graphique 2 : Requêtes des collaborateurs acceptées par les employeurs

Zoom sur les avantages supplémentaires

De manière générale, seulement la moitié des collaborateurs demande à bénéficier d’avantages additionnels. Les souhaits les plus souvent émis concernent l’alimentation (boissons et nourriture gratuites), l’attribution de Smartphones ou de tablettes tactiles pour un usage personnel, et des congés supplémentaires pour volontariat.

Cependant, une différence notable se fait au niveau de la taille des entreprises consultées. En effet, les répondants soulignent que les collaborateurs demandent plus d’avantages particuliers dans les sociétés comptant moins de 500 employés (58% contre 43%). Mais il semble qu’ils limitent leur nombre de requêtes. En effet, pour chaque type d’avantage supplémentaire, on note que la demande est supérieure dans les entreprises de plus de 500 collaborateurs.

Par ailleurs, si les sollicitations sont sensiblement les mêmes dans toutes les compagnies interrogées, les résultats montrent que la requête prioritaire dans les grandes entreprises est l’octroi de temps libre pour s’adonner à une activité bénévole. Aussi, 21% en ont fait la demande, contre 11% dans les entreprises plus restreintes (après l’alimentation et l’électronique).

201406 Etude HR Beat - Graphique 3 avantages additionnels selon la taille

Graphique 3 : Demandes d’avantages additionnels selon la taille de l’entreprise

 

En bref

Quelles conclusions tirer de cette étude ? On remarque un certain décalage entre les requêtes des collaborateurs (candidats ou en poste) et les concessions que les employeurs sont prêts à faire.

En outre, il semble que les recruteurs soient plus enclins à se coordonner avec les attentes des candidats, le seul écart notoire portant sur l’attribution d’un bonus d’embauche. En revanche, la différence est plus marquée au niveau des employés, notamment pour l’attribution de promotions, les augmentations de salaire et l’octroi de congés supplémentaires. Peut-être les entreprises auraient-elles intérêt à réduire cet écart pour attirer, et surtout fidéliser leurs talents !

 

Aliénor Bianchi

Expert in Human Capital Management @ MindForest

 

[1] Étude « HR Beat 2012: An Online Recruiting Survey of Today’s Global Workforce » sfsf.ly/hrbeat

Trouver chaussure à son pied, un challenge sur le marché de l’emploi


Dans le contexte économique actuel, on s’aperçoit que le chômage perdure, mais que de nombreux postes restent malgré tout à pourvoir. La principale origine de ce décalage sur le marché de l’emploi est le manque d’adéquation entre les compétences des actifs et celles que les entreprises recherchent.

L’étude « Adapt to Survive[1] », réalisée par PwC pour LinkedIn en 2014 auprès de 2.600 employeurs sur 11 marchés nationaux, analyse plus en détail cet écart et les conséquences économiques qu’il engendre.

 

Une perte de 150 milliards de dollars !

Le manque d’adaptabilité des compétences coûterait près de 150 milliards de dollars à l’échelle mondiale. En effet, l’étude a mis en lumière deux manques à gagner majeurs : d’une part en termes de productivité, et d’autre part concernant les surcoûts liés au recrutement.

Il existe un lien étroit entre adaptabilité des compétences et performance des organisations. De ce fait, une meilleure adéquation entre les compétences requises dans les postes à pourvoir et les talents disponibles parmi les actifs engendrerait un gain de productivité considérable pour le pays.

 

Selon l’étude, les Pays-Bas sont les plus adaptables des 11 pays analysés. Sur base de cette observation, un calcul éloquent a été effectué : si les actifs des autres pays étudiés présentaient la même adaptabilité de leurs compétences, le supplément de productivité atteindrait 130 milliards de dollars !

 

Au niveau des entreprises, le manque d’accès aux compétences occasionne de nombreuses dépenses en matière de recrutement. Les résultats de l’étude soulignent même une perte allant jusqu’à 19,8 milliards de dollars ! Ces surcoûts liés au recrutement découlent principalement de la durée excessive nécessaire à la recherche et à la sélection du candidat. Mais ils sont également engendrés par le renouvellement du processus de recrutement lorsqu’un collaborateur quitte prématurément l’entreprise, faute de compétences adéquates.

 

Les ingrédients de l’adaptabilité

Sur le marché du travail, l’adéquation entre l’offre et la demande de compétences dépend de deux facteurs essentiels.

Premièrement, la capacité des employeurs à diversifier leurs sources lorsqu’ils recherchent un talent. Il s’agit de ne plus se cantonner aux viviers habituels, mais d’étendre les investigations à de nouvelles zones géographiques ou à de nouveaux secteurs. Un enjeu de taille pour les entreprises est également de développer les compétences de leurs collaborateurs pour les rendre aptes à répondre aux défis futurs.

La deuxième condition est une réelle volonté de la part des individus. Ils doivent accepter le changement et être capables d’utiliser leurs compétences dans de nouveaux environnements. Or, on observe à travers l’étude que dans la plupart des pays analysés, les personnes éprouvent des difficultés à changer de secteur d’activité ou à se former à de nouveaux savoir-faire.

 

Adaptabilité des compétences : quelques recommandations
  • Utilisez les réseaux sociaux professionnels : 69% des DRH interrogés lors de l’étude affirment que le recours à des réseaux professionnels en ligne leur a permis de trouver plus efficacement les compétences requises. Ces réseaux offrent en effet une meilleure visibilité aux candidats, qu’ils soient passifs ou en recherche active. Et côté employeurs, ils représentent un vivier de grande taille et régulièrement mis à jour. Soigner sa présence sur la toile est donc essentiel !

Candidats :

  • Développez et affichez vos compétences. Il s’agit d’anticiper les compétences – aussi bien les soft que les hard skills – qui seront demandées sur le marché du travail à l’avenir, afin de les développer. La notion d’amélioration continue prime : développez-vous pour acquérir de nouvelles compétences avant les autres !
  • Étendez votre horizon. L’idée est de ne plus se limiter au marché national, mais d’étendre ses recherches au-delà des frontières. Se montrer ouvert à de nouvelles opportunités dans d’autres secteurs ou d’autres pays est un signe de curiosité et d’adaptabilité très apprécié par les entreprises.

Employeurs :

  • Développez les compétences de vos collaborateurs. Une bonne gestion des talents requiert l’identification et l’amélioration des compétences nécessaires au fonctionnement actuel et futur de l’organisation. Pour garantir une performance durable, favorisez donc le développement des savoir-faire et des savoir-être de vos collaborateurs !
  • Encouragez l’adaptabilité des employés. Intégrez cette notion dans les programmes de formation de vos managers, récompensez les collaborateurs les plus adaptables, privilégiez la mobilité interne aux recrutements externes, etc. Bref, ancrez l’adaptabilité dans la culture de votre organisation !

Ainsi, l’adaptabilité des compétences ne pourra s’améliorer qu’avec la contribution effective des deux acteurs principaux du marché de l’emploi : les employeurs et la population active.

 

Aliénor Bianchi

Expert in Human Capital Management @ MindForest

 

[1]http://www.pwc.ch/user_content/editor/files/publ_hrs/pwc_adapt_to_survive_e.pdf

Être soi-même, pour mieux se développer


MindForest Group lance Be Yourself, une entité dédiée au développement de compétences et de carrière. L’idée : accompagner les entreprises et les individus dans la définition, l’identification et le développement des talents.

 

Be Yourself propose une démarche qui complète le métier historique d’accompagnement au changement de MindForest Group. Et qui, par ailleurs, répond à une demande toujours croissante dans ce domaine.

« Au cours de nos projets, nous étions souvent sollicités par nos clients qui se posaient des questions en termes de développement de compétences et d’orientation professionnelle », explique Guy Kerger, Directeur et Partner de MindForest Group. « Sur le terrain, nous avons bien souvent constaté que de nombreux collaborateurs étaient placés à des postes pour lesquels ils n’avaient pas nécessairement les compétences adéquates. Et que beaucoup d’entreprises effectuaient rarement un pilotage et un prévisionnel des compétences existantes en interne, et celles à développer ».

Par ailleurs, de plus en plus de personnes s’interrogent sur leur trajectoire professionnelle. Ce questionnement ne touche plus uniquement la tranche d’âge des seniors, qui traditionnellement menaient une réflexion plus approfondie afin de donner un nouvel élan à leur deuxième partie de carrière. Le phénomène se généralise.

Aujourd’hui, ceux qui arrivent sur le marché du travail – qui terminent juste leurs études ou ont une première expérience professionnelle – se posent déjà des questions sur leur métier futur et le sens qu’ils veulent donner à leur travail. Ces interrogations sur ses propres compétences et sur son avenir professionnel touchent désormais toutes les tranches de la population active. Ce n’est plus une problématique spécifique aux quarantenaires.

Face à ces situations, MindForest Group propose des solutions sur mesure qui répondent à des demandes ciblées de ses clients (entreprises et individus). « Nous partons du principe que les collaborateurs ne peuvent faire un bon travail que lorsqu’ils se sentent bien dans leur poste, et qu’ils ont envie de réaliser leurs missions », précise Guy Kerger.

Ayant accompagné, depuis bientôt 15 ans, des projets de restructuration qui impactent fortement les individus (changement de fonction ou même de métier, reclassement, redéfinition des postes, évolution des compétences, etc.), les équipes pluridisciplinaires de MindForest, expertes en gestion du changement, restent convaincues que ces phases de transition constituent également une opportunité personnelle et professionnelle.

Les solutions Be Yourself

Be Yourself propose donc quatre produits pour faciliter le développement professionnel des collaborateurs et aider les organisations à faire leurs choix en matière de gestion des compétences.

D’une part, elle aide les individus à faire le point sur leur parcours professionnel ; elle les accompagne pour redonner un nouvel élan, voire une nouvelle orientation à leur carrière. À travers un bilan de compétences ou un Turning Point (mesure d’outplacement), la personne est certes plus sûre de ses compétences, mais elle verbalise également ses valeurs, son moteur et ses désirs. Ses motivations deviennent alors plus claires.

Par ces démarches, l’expérience nous montre que la personne accompagnée n’a pas toujours conscience de ce qu’elle a réalisé ou acquis. Être orienté par le questionnement et travailler sur son parcours de manière structurée facilite la prise de conscience et renforce la confiance en soi des collaborateurs. Ils sont alors plus paisibles pour mettre en œuvre et réussir leurs nouveaux projets.

Pour les organisations, d’autre part, sa démarche est plutôt axée sur l’optimisation de la gestion du capital humain, nécessaire à la mise en œuvre de leur stratégie.

Les sociétés doivent prendre conscience des compétences existantes en interne, et de celles qui leur manquent pour être plus performantes. Les Assessment et Development Centres impliquent la définition d’un profil-type, ce qui initie la réflexion en matière de compétences. Les soft skills retenues peuvent alors être déployées dans d’autres outils à disposition des ressources humaines, comme les référentiels de compétences et les évaluations professionnelles. Au vu des évolutions des métiers et des activités, adopter une ‘démarche compétences’ devient crucial pour anticiper l’avenir de manière plus sereine.

Une gestion stratégique des compétences présente des avantages indéniables. En effet, il s’agit pour l’organisation de rester compétitive en développant son potentiel humain afin de fidéliser ses talents et de renforcer sa marque employeur. Pour les collaborateurs, elle constitue un élément de reconnaissance, de motivation, de fierté, mais aussi de développement personnel fort. L’employabilité est au cœur des préoccupations actuelles. Si l’organisation a le devoir d’encourager la formation professionnelle tout au long de la carrière, le collaborateur est aussi un acteur majeur pour son développement. Connaître avec précision ses forces et ses axes d’amélioration est alors un bon point de départ à son épanouissement professionnel. Une ‘démarche compétences’ ne peut donc être que gagnante, à la fois pour les employeurs et pour leurs collaborateurs !

 

Nicolas Palau
Responsable Be Yourself