[Book Review] Manager par les équilibres

Après le management par les objectifs et le management par les compétences, la troisième vie du management est désormais : le management par les équilibres. Jérôme Ballarin, l’auteur de ce livre, introduit le concept de management par les équilibres avec un style simple et concis dans la première partie, puis offre une boîte à outils, encourageant les personnes à redéfinir leur style de management, dans la seconde partie.

« L’être humain est un écosystème qui trouve son équilibre dans une pluralité de sphères d’épanouissement (…) »

L’auteur se base sur cette conviction et recommande le management par les équilibres en tant que nouvelle voie de progrès pour le management en entreprise. En raison de récentes transformations sociétales, comme par exemple l’individualisation des comportements, l’augmentation de la pression des délais, ou encore l’omniprésence des technologies digitales, on a vu apparaître un accroissement des déséquilibres au travail : risques psychosociaux, burnout, bureauphobie, ou encore le concept de « workaholism ». Face à ces phénomènes et changements, les entreprises doivent abandonner les schémas de management obsolètes et adopter de nouveaux styles plus efficaces, afin de veiller à la qualité et au bien-être au travail.

Le but du management par les équilibres est de répondre aux besoins des collaborateurs en leur permettant de trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. L’humanisation du management et la quête d’équilibres durables chez les collaborateurs font donc progressivement partie des priorités stratégiques. Il ne s’agit plus de considérer les collaborateurs uniquement dans la sphère professionnelle, mais de les considérer comme des écosystèmes recherchant un équilibre entre une pluralité infinie de sphères d’épanouissement (par ex. : sphère corporelle, affective, professionnelle, éthique, etc.). Afin d’éviter ce que Jérôme Ballarin appelle la « tyrannie de l’équilibre », il ne faut pas oublier qu’un équilibre dynamique est soumis à des processus d’ajustement.

« En permettant à chaque collaborateur de faire vivre sa propre équation d’équilibre de vie, l’entreprise reçoit en retour engagement, contribution, efficience et résultats. »

Le management par les équilibres connaît un double enjeu : de nombreuses études ont montré que l’investissement dans le bien-être et la qualité de vie au travail est économiquement rentable. Pour que les entreprises réussissent dans le contexte économique et dans l’environnement concurrentiel, il leur faut des collaborateurs engagés, créatifs et innovants. D’ailleurs, le mal-être au travail et l’épuisement ont un effet négatif sur la productivité et le moral des collaborateurs. Mettre les équilibres humains au sein du management de l’entreprise peut donc apporter du positif à l’entreprise : libération des énergies, regain du sens du travail, accroissement d’engagement et de dynamisme, et mobilisation des collaborateurs.

Manager par les équilibres permet aux organisations d’améliorer leurs résultats sur différents leviers de performance, comme par exemple la création et l’innovation, la performance commerciale et la relation client, ou encore l’efficience collective. Ainsi les collaborateurs au sein d’un écosystème bien équilibré, qui est respecté par l’organisation du travail, produiront de meilleurs résultats que des employés stressés, fatigués et démotivés.

Enfin, plus concrètement, Jérôme Ballarin offre des suggestions tangibles dans les cinq derniers chapitres, où il traite des pistes d’amélioration et propose des « idées boussoles », ainsi que des fiches d’action sources d’inspiration pour mettre en place un management par les équilibres. Cette seconde partie du livre traite, par exemple, du changement du paradigme managérial, de la réorganisation du travail pour concilier l’individu et le collectif, ou encore de l’apprentissage pour gérer le stress, la fatigue et les émotions.

Ainsi, le livre « Manager par les équilibres » donne un premier aperçu de ce nouveau style de management, tout en offrant un bon équilibre entre la partie théorique et la partie consacrée aux suggestions pratiques.

 

Sarah Muller

 

Manager par les équilibres – Le bien-être des collaborateurs au service de l’efficacité collective

de Jérôme Ballarin

Editeur: Vuibert (mai 2015)

ISBN: 987-2-311-62127-3

 

 

 

 

Bien-être au travail, performance et RSE

La RSE n’est pas une nouveauté, elle est aujourd’hui l‘affaire de tous, petite ou grande entreprise, entreprise publique ou privée. Elle commence sur le lieu de travail où chacun doit pouvoir mener à bien ses missions dans une ambiance humaine basée sur l’écoute et le respect de l’autre, mais ce n’est pas toujours la réalité.

Si elle ne relève d’aucune obligation réglementaire ou juridique, elle constitue une véritable stratégie pour les entreprises. Pendant longtemps, la priorité était donnée au volet environnemental de la RSE, désormais c’est le volet social qui est au cœur de l’entreprise, tourné vers les besoins et le bien-être des salariés.

Le bien-être se traduit par un sentiment d’épanouissement, une sensation de confort et une satisfaction générale, tant au niveau du corps que de l’esprit.

Alex Edmans, chercheur, a reçu le prix FIR-PRI 2011 de la recherche européenne pour son article « Does the stock market fully value intangibles ? Employee satisfaction and equity prices ».

En effet, en analysant la performance boursière des « 100 best companies to work for in America » sur la période 1984-2009, il a démontré que la satisfaction des salariés est corrélée positivement à la valeur de l’action (supérieure à la moyenne du marché de 2% à 3% en moyenne chaque année).

S’engager dans une démarche de bien-être au travail, c’est donc avant tout repenser la place de l’individu au sein de l’organisation, donner du sens au travail de chacun, valoriser la qualité du management, cultiver le « mieux vivre ensemble ».

Serenity@work – MindForest Group, s’est engagé vers cet objectif d’entreprise responsable, durable et performante avec l’obtention du label ESR en avril 2015.

«  S’engager dans le développement durable, ça n’est plus un choix »

L’absentéisme au travail, une fatalité ?

Déstabilisant pour les entreprises et leurs collaborateurs, l’absentéisme coûte cher, et peut avoir de lourdes conséquences en terme de cohésion sociale, de performance et d’image de marque. ­

Ainsi, en 2014, le coût direct de l’absentéisme pour maladie, au Luxembourg, a atteint 545 millions d’euros [1].

Souvent considéré comme inhérent au milieu professionnel, les entreprises ne savent malheureusement pas faire face à ce phénomène, ni construire une politique de prévention efficace.

Voici quelques conseils pour prévenir l’absentéisme :

A FAIRE A EVITER
  • Définir clairement les droits, devoirs et obligations des collaborateurs.
  • Formaliser ces éléments par écrit et les communiquer aux équipes.
  • Créer des inégalités de traitement entre les collaborateurs.
  • Rester indifférent.
  • Favoriser la cohésion d’équipe.
  • Créer une ambiance positive.
  • Former les managers.
  • Promouvoir les managers sans les doter des soft skills nécessaires.
  • Privilégier l’ancienneté et les hard skills au détriment des compétences managériales.
  • Réduire les attributions du service RH à la simple exécution de sanctions.
  • Dynamiser le quotidien.
  • Motiver les équipes.
  • Instaurer une routine.
  • Fuir les changements.
  • Garantir de bonnes conditions de travail.
  • Répartir équitablement la charge de travail.
  • Se conformer aux règles de sécurité et de bien-être tout en répondant aux exigences de productivité.
  • Imposer des congés.
  • Modifier les horaires de travail sans concertation.
  • Déplacer des collaborateurs dans de nouveaux locaux sans consultation préalable.
  • Rassurer les collaborateurs, en particulier en période d’incertitude.
  • Leur fournir un cadre et des repères.
  • Instaurer le doute.
  • Avoir une communication opaque.

 

Toutefois si le mal est déjà fait et l’absentéisme une réalité au sein de votre entreprise, Serenity@work propose une solution par étapesdiagnostic et plan d’actions sur mesure – pour lutter efficacement contre cette problématique.

Ainsi, les résultats sont visibles dès le lancement du projet. En effet, en communiquant sur le projet et en mobilisant les managers et salariés, la démarche Serenity@work produit les effets suivants:

  • un calcul précis des différents taux d’absentéisme ;
  • une diminution du taux d’absentéisme dans les 6 mois après le lancement du projet ;
  • la mise en œuvre de changements organisationnels nécessaires au fonctionnement ;
  • une prise de conscience du management quant à son rôle dans la gestion de l’absentéisme et mise en œuvre d’actions/comportements correctifs ;
  • des causes identifiées de façon précise : Qui sont les absents? Quand ? Pourquoi ? ;
  • un pilotage de la problématique absentéisme via un tableau de bord dédié ;
  • des actions adaptées aux différentes cibles impactées ;

Vous souhaitez prévenir et gérer l’absentéisme au sein de votre entreprise ?

Contactez-nous !

[1] Montant de la continuation de la rémunération à charge des employeurs (ainsi que des indemnités pécuniaires versées par la Caisse Nationale de Santé (CNS) augmentées de la part patronale des cotisations. Il est ici question de coût direct, les coûts que subissent les entreprises : perte de productivité, couts de remplacement ne sont pas pris en compte. Le coût direct de l’absentéisme maladie représente 2,5% du montant de la rémunération totale des salariés.

Apercus, L’Absentéisme pour cause de maladie en 2014, Numéro 4 – juin 2015, Thierry Mazoyer, Inspection Générale de la Sécurité Sociale Luxembourg http://www.mss.public.lu/publications/Apercus_et_cahiers/apercus/cahier_apercu_201506.pdf

Accordez-vous une vraie pause chaque jour

« Il survient souvent une métamorphose grandiose parfois
à celui qui ose prendre une pause pour une bonne cause.
 »

Citation de Daniel Desbiens

Notre rythme de vie ne nous permet pas toujours d’accorder du temps à nos repas: on mange au bureau devant l’ordinateur, parfois on mange dans la rue en même temps qu’on téléphone, on mange dans la voiture ou même on saute le repas. Un petit morceau par ici, un petit morceau par là. A la fin de la journée, on se demande „Qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui? “. C’est difficile dans ces conditions de manger de façon saine et équilibrée.

Les risques de supprimer un ou plusieurs repas pendant la journée sont multiples : manger de plus grandes quantités au repas suivant, avoir une baisse de la performance mentale et physique dans la journée avec un risque de coup de pompe suivi de grignotage. Le problème de ce grignotage est qu’il se fait de façon inconsciente : on ne se rend pas compte de ce qu’on a mangé réellement et ainsi on consomme souvent des produits caloriques qui sont gras et riches en sucres ajoutés. Manger devient accessoire et manque de convivialité : on n’est pas assis, on fait autre chose en même temps, et on ne mange plus ensemble à table.

Faire une pause repas, cela nous permet de nous détendre pour une meilleure qualité de vie au travail. Cette pause nous permet de souffler, de réduire le stress et favorise par la suite la concentration et l’efficacité.

Vous souhaitez des conseils et astuces pour faire une vraie pause repas ?

  1. Organisez vos repas principaux à horaire fixe.
  2. Donnez rendez-vous à vos collègues pour garantir de faire une pause à midi.
  3. Après une nuit de jeûne, n’oubliez pas de faire le plein d’énergie en prenant un petit-déjeuner. Idéalement il est composé d’un féculent (pain, biscottes, muesli,…), d’une source de protéines (lait, yaourt, fromage et de temps en temps un peu de viande maigre), d’un fruit et d’une boisson
  4. Prévoyez des repas faciles à digérer pour éviter un coup de pompe après le repas. Pour rester en forme, surveillez donc les produits gras (escalope panée, charcuteries, frites, chips…) et sucrés (limonades, biscuits, chocolat…).
  5. mangez lentement et surtout bien mâcher, car le message de satiété est transmis après 15 à 20 minutes au cerveau. Etre à l’écoute de ses sensations évite les excès dans la prise alimentaire.
  6. Envisagez d’apporter des repas pour votre pause de midi. Il peut être chaud (par exemple du potage aux légumes avec un petit pain au jambon, poisson avec du riz et des légumes,…) ou froid (un sandwich, un wrap, des crudités avec un petit pain, une salade de pâtes avec du fromage et des crudités,…).
  7. Si vous avez tendance à grignoter entre les repas, prévoyez 1 ou 2 collations (par exemple un fruit de saison, une compote de fruits, un yaourt, des légumes crus avec un dip à base de fromage blanc).

Faire des pauses boissons, couplées ou non aux pauses repas est essentiel pour assurer une bonne hydratation et éviter une baisse de la performance mentale (vigilance et concentration).

Mes astuces pour penser à bien s’hydrater pendant la journée :

  1. Les boissons idéales sont l’eau (plate ou gazeuse, pourquoi pas avec un peu de jus de citron pour le goût rafraichissant), les tisanes, le thé et le café (idéalement max. 3-4 tasses/j)
  2. Mettre un verre d’eau sur votre bureau pour vous rappeler de boire régulièrement ou prenez une bouteille d’eau d‘1,5 litre et essayez de la boire complètement durant la journée.

Et n’oubliez surtout pas votre pause sportive : anti-stress, elle permet de vous vider la tête et d’être encore plus en forme au bureau !

Madame Anouk BOCK, diététicienne à Mondorf Domaine Thermal

Gérer le retour au travail, ce n’est pas si simple

L’entretien de retour au travail est un moyen pour favoriser le dialogue autour des questions d’absentéisme, il doit permettre ainsi de mieux cerner les motivations de l’absentéisme et de préparer le retour du salarié de son équipe. L’objectif est ainsi de mieux comprendre les problèmes vécus par le salarié, de discuter de ce qui ne va pas et qui a pu conduire à l’absence.

C’est aussi l’occasion de mieux connaître les situations de travail et d’instaurer un meilleur dialogue.

Par ailleurs, cet entretien, dans le plus strict respect du secret médical et avec la plus grande neutralité, est indispensable dans le cas d’une absence de longue durée. L’absence d’un salarié, surtout de longue durée, a pour effet de le désocialiser. 
Il s’agit ainsi d’écouter le salarié exposer les conséquences de son état de santé, afin d’en tirer des enseignements pour l’avenir.

Prendre le temps de dialoguer avec ses collaborateurs à la reprise du travail permet de mettre en place les conditions d’une collaboration sereine et pérenne.

La conduite de l’entretien de retour ne s’improvise pas.

 

 

 

 

 

[Interview] Vous avez dit mobbing?

Maître Christian Jungers, du Cabinet Kleyr Grasso Associés, nous informe des dispositions concernant le harcèlement moral au travail : existe-il une loi ? Quelles peuvent être les conséquences d’une mauvaise gestion du harcèlement moral au travail ? etc.

Pourquoi est-il si difficile d’arrêter la cigarette ?

A l’approche de la journée mondiale sans tabac qui aura lieu ce dimanche 31 mai, les professionnels de santé de MONDORF Domaine Thermal, Madame Lis MULLER, Responsable Service Nutrition, Maria PEOLIDIS, Psychologue Clinicienne et le Docteur JACQUE, Médecin Spécialiste en Maladies Internes, vous guident dans l’arrêt de la cigarette.

Lorsque nous souhaitons arrêter de fumer, nous devons surmonter 4 types de dépendance.

Dépendance sociale

« Je fume parce que mon entourage fume aussi. »

Ce type de dépendance est en recul car le nombre de fumeurs diminue. De plus l ́acceptation de la société vis à vis des fumeurs diminue. Il devient donc heureusement de plus en plus facile de ne pas devoir fumer en public. (Restaurants, bars, espace publique…)

Dépendance rituelle

La cigarette avec le café, la cigarette conviviale, la cigarette après le repas….

Il est possible d ́avoir recours à d ́autres activités dans les situations spécifiques. On peut donc adopter d ́autres automatismes en faisant attention de ne pas tomber dans la compensation sous forme de grignotage vu le danger de la prise de poids. Un carnet de fumeur avant l ́arrêt de la cigarette peut être utile pour planifier des actions compensatrices le moment du sevrage venu.

Dépendance psychologique

La cigarette comme effet anti-stress, pour remonter le moral, pour améliorer la concentration…

Les symptômes mettent assez de temps (plusieurs semaines) pour disparaitre après l ́arrêt de la cigarette. Il n ́y a pas de médicaments pour y remédier. Un soutien psychologique permet de travailler la motivation, primordiale pour la réussite de l’arrêt. Une psychothérapie comportementale renforce la confiance qu’a le fumeur dans sa capacité à réussir et dans son sentiment d’efficacité personnelle. C’est ainsi que l’ambivalence sera au cœur du travail, les avantages et les inconvénients perçus et bien identifiés par le fumeur, se retrouvant tant dans le fait de fumer que dans l’arrêt de la cigarette. Outre, ce travail de renforcement de la motivation, il sera aussi question de la gestion des envies de fumer au quotidien et des nouvelles stratégies alternatives que le fumeur pourra mettre en place. Enfin, la rechute n’est pas à exclure car craquer est tout simplement normal et humain. L’essentiel est de parvenir à trouver en soi la motivation à se relever et à continuer sur ce chemin du changement.

Dépendance physique

Nervosité, palpitations, tremblements, transpiration, constipation… lors du sevrage

La nicotine, par son afflux ultra rapide dans le cerveau déclenche un effet kick, beaucoup plus important que l ́alcool. La vitesse d ́ action est responsable pour le développement plus rapide de la dépendance physique comparé avec l ́évolution de la dépendance physique pour l ́alcool. Ceci vaut surtout pour les très jeunes primo- consommateurs. Les symptômes de sevrage peuvent être très forts mais restent en règle générale inoffensifs. Heureusement en cas de dépendance physique importante (Auto-évaluation par le simple test de Fagerström) il existe une série de médicaments

efficaces pour soulager les plaintes. Cette médication doit se faire après consultation du médecin traitant, car ils ne sont pas sans effet secondaires. Arrêter efficacement la cigarette, c’est aussi suivre quelques conseils alimentaires.

Une consommation suffisante en eau (2 litres) est à conseiller pour permettre une bonne hydratation des poumons ainsi que de prévenir la constipation, problème fréquemment rencontré lors du sevrage du tabac. En boisson l’eau plate ou pétillante, les tisanes seront à privilégier. La caféine et les boissons sucrées sont déconseillées pour leur valeur énergétique importante ainsi que la teneur en caféine qui peut renforcer la nervosité lors du sevrage.

L’arrêt du tabac peut entrainer une prise de poids due à un changement au niveau de l’absorption des graisses, une nouvelle habitude de remplacer la cigarette par des aliments et/ou la (re)découverte des goûts par les papilles gustatives qui se redéveloppent suite au sevrage.

Ma Check list “Stop Tabac” :

  1. Dans les moments difficiles, assurez-vous de toujours avoir des fruits ou des légumes sous la main.
  2. Mangez des aliments riches en fibres, comme les légumes, les fruits et les produits céréaliers à grains entiers. Ce sont des coupe-faim par excellence et ils permettent de prévenir la constipation
  3. Terminez votre repas par une tisane ou encore une gomme à mâcher. Votre envie d’allumer une cigarette s’estompera.
    Buvez beaucoup d’eau.

Les consultations de tabacologie peuvent vous montrer votre profil de fumeur et vous donner des conseils appropriés. Mettez ainsi toutes les chances de votre côté pour arrêter de fumer !

Découvrez le Tai Chi : la méthode anti-stress au travail

Respirer, bouger, se recentrer ; profiter pleinement de l’instant présent. Voilà une façon efficace de sortir de la pression du quotidien, d’évacuer le stress du travail, de renouveler son énergie physique et psychique.

Depuis des millénaires, les gymnastiques de santé occupent une place particulière en Asie. Parmi elles, le Tai Chi Chuan s’est largement répandu hors des frontières de la Chine. Il est devenu l’art martial et de santé le plus pratiqué au monde. Il est même reconnu comme thérapie complémentaire par l’académie française de médecine, notamment pour prévenir et soulager les maux de dos et des articulations.

Fait de mouvements ronds accompagnés d’une respiration profonde, le Tai Chi Chuan est l’art de se mouvoir dans la fluidité et le relâchement, en pleine conscience. Une sensation de calme et de bien-être s’installe et se prolonge durablement au fur et à mesure des séances.

Souvent malmenés par la vie moderne sédentaire, le travail de bureau et les longs déplacements, le corps profite de tous les bénéfices du Tai Chi Chuan. Sa pratique développe notamment l’équilibre, la coordination, et renforce les muscles profonds. La concentration nécessaire durant la séance permet de détendre l’esprit et de se décentrer de son état de stress mental.

Le Tai Chi Chuan peut être pratiqué par tous, à l’intérieur, ou encore mieux à l’extérieur pour profiter des effets bénéfiques de l’air pur et de la lumière naturelle. Un célèbre proverbe de François De La Rochefoucauld dit : « tout grand voyage commence par un premier pas » ; faire un pas de Tai Chi Chuan vous mènera sur le chemin de votre bien-être.

[Interview] L’absentéisme, révélateur du bien-être et de la santé des collaborateurs dans l’entreprise

Jean-Luc Verheggen (HR Country Manager, DuPont de Nemours) gère 1.150 employés au quotidien. Nous l’avons rencontré pour savoir à quels types d’absentéisme son entreprise est confrontée, quelles en sont les causes et quels moyens sont mis en place pour les prévenir.

Comment envisagez-vous le bien-être et la santé des collaborateurs ?

La santé de nos collaborateurs est une de nos valeurs fondamentales que nous situons au même niveau que la sécurité de nos employés et le respect de l’environnement. Ces valeurs fondamentales (Safety – Health – Environment – Highest Ethical Behaviour – Respect For People) donnent beaucoup d’importance à la sécurité des employés, qui sont en contact avec nos produits et aussi pour le voisinage, afin d’assurer un environnement sain. Pour l’élaboration de nos produits, nous nous assurons qu’il n’y aura aucun impact négatif ni sur la santé, ni sur la sécurité des personnes. Bien entendu nos employés disposent de tout le matériel de sécurité nécessaire (chaussures, lunettes, protections auditives) au travail, mais ils peuvent aussi les utiliser dans leurs activités privées. D’autre part, nous avons introduit récemment une nouvelle valeur fondamentale qui favorise le respect des uns et des autres (Respect For People).

Comment mesurez-vous les impacts négatifs de l’absentéisme ?

Il est évident que l’absentéisme a un impact direct sur la production et nos finances. C’est pourquoi nous accordons beaucoup d’attention à la santé et la sécurité de nos employés, aussi bien au travail qu’en dehors du travail. Nos efforts ont un effet positif : selon les chiffres de l’Observatoire de l’absentéisme, nous sommes sous la moyenne, comparé à d’autres entreprises du même secteur (2,5 %, pour une moyenne de 3 %). Nos statistiques internes permettent de mesurer le taux d’absentéisme et de voir s’il y a augmentation, diminution ou récurrence. Chaque responsable, avec l’aide du département des Ressources Humaines, a la responsabilité de suivre l’absentéisme de son équipe et d’agir si nécessaire. C’est normal qu’il y ait de l’absentéisme, attraper une grippe est hors de notre contrôle direct. Mais s’il y a des cas plus sérieux, le département RH, notre service médical sur site et les responsables d’équipe disposent de programmes et peuvent agir pour que la réintégration de l’employé ne tarde pas. En ce qui concerne la sécurité au travail, notre but est de réduire à 0 le nombre d’accidents sur notre site. Là aussi nous avons des programmes pour sensibiliser nos employés et pour les entraîner de façon quasi permanente à éviter les accidents de travail.

« La santé de nos collaborateurs est très importante pour nous »


Quels types d’absentéisme observez-vous le plus ?

Soulignons que notre taux d’absentéisme est très bas. En dehors de l’absentéisme dû au travail, qui est très limité, nous avons de l’absentéisme occasionné par des accidents en dehors du travail. Souvent, ce sont des risques que nous ne pouvons pas contrôler tels que les accidents de trajets (voiture, moto) ou dus à la pratique d’un sport. C’est pourquoi nous avons aussi mis en place des mesures de prévention de ces accidents, comme par exemple la possibilité pour chaque employé d’effectuer des formations de « safe driving » à Colmar-Berg. En outre, notre entreprise s’engage dans la prévention et la gestion de risques spécifiques, aussi bien au travail que dans la vie privée. Il y a également de l’absentéisme de courte durée (maladies dites ordinaires comme un rhume, la grippe) et de longue durée (maladies sérieuses, multiples scléroses). Nous avons un médecin et un infirmier sur le site qui peuvent assurer un diagnostic, donner les premiers soins ou par exemple vacciner les employés qui le désirent contre la grippe. Pour gérer les cas de maladies de longue durée nous avons des programmes spéciaux ayant la réintégration pour objectif, dans lesquels le service médical, le département RH et les responsables d’équipe jouent chacun leur rôle.

Avez-vous de l’absentéisme occasionné par les RPS ?

Le stress est devenu une réalité quasi universelle de nos jours. Partout on en souffre. Oui, je constate aussi une augmentation de ces maladies, et il faut en tenir compte. Je remarque davantage de stress dans les fonctions de « leadership » où il faut prendre des décisions rapides et dans les secteurs liés à la vente où il y a une demande de résultats et une forte concurrence externe. Pour prévenir ce genre de maladies, nous avons des programmes en place qui sensibilisent nos employés à reconnaître les symptômes, et qui les aident à maîtriser ces situations. Ici aussi pour nous c’est la prévention qui compte.

Quels sont vos moyens de prévention pour prévenir l’absentéisme ?

Nous formons nos chefs d’équipes, directeurs et leaders à détecter les premiers signes des RPS en leur offrant des formations qui les aident à reconnaître les symptômes de stress par exemple. Nous proposons également des formations pour favoriser le respect entre employés. Dans ce cadre, nous avons des « Neutral Advisers », des salariés « neutres », formés en « Mindset and Behaviours » qui sont à l’écoute des salariés. Chaque employé ayant un problème (problème de communication, discussion inappropriée, etc.) peut s’adresser à eux en toute confidentialité. Ce support améliore l’ambiance de travail et a un impact positif sur l’absentéisme, car il prévient des cas de burn out, crises de nerfs et des dépressions. Nos employés peuvent aussi s’adresser à un psychologue qui est présent sur site tous les 15 jours. En plus nous avons un service externe qui aide nos employés à gérer des situations difficiles aussi bien au travail qu’en dehors du travail, et dont les consultations peuvent s’étendre aux familles des employés. Ces psychologues externes peuvent orienter vers des spécialistes si nécessaire, et ceci de manière confidentielle. Enfin, nous mettons à disposition une salle de fitness et un masseur se déplace une fois toutes les deux semaines pour intervenir notamment sur les problèmes de dos.

Comment réagissez-vous en cas de burn out ?

Avec compassion et écoute. Tous nos efforts se concentrent sur la réintégration dans les plus courts délais. Notre expérience nous apprend que plus longtemps l’employé reste hors du travail, plus il aura des difficultés à revenir. Alors, si une personne craque et souhaite changer de poste, nous faisons tout de notre possible pour l’aider. Nous favorisons également le développement personnel (en lien avec l’entretien d’évaluation), et offrons des formations « gestion de carrière ». Pour nous, aimer son travail c’est augmenter ses performances, ce qui est bénéfique pour soi-même et pour la société.

DuPont de Nemours – Valeurs fondamentales

  • Safety & Health
  • Environmental Stewardship
  • Highest Ethical Behavior
  • Respect For People

 

Interview par Didier Damiani, Expert en Communication @ MindForest Group

[Interview] De la médecine du travail à la santé au travail

Carlo Steffes, médecin-inspecteur et chef de la division de la Santé au Travail au sein de la Direction de la Santé, explique dans quelles mesures les initiatives extérieures telles que Serenity&Healthcare @work sont bénéfiques pour les salariés :