Bulle de Sérénité : « Rappelez-vous que l’on fait tous des errreurs ! »

« L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs ».
Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde (Dublin 1854 – Paris 1900)

La vie au travail est de plus en plus complexe : concilier vie privée et vie professionnelle, respecter des délais serrés, régler des conflits entre collègues, etc. Ce sont autant de situations qui peuvent nous conduire à faire des erreurs, de manière plus ou moins récurrente.

Être libre de se tromper

Des erreurs, tout le monde en fait : un e-mail parti trop vite, la perte d’un document, des paroles que l’on regrette aussitôt, une maladresse au téléphone, etc. Ces erreurs peuvent engendrer des sentiments néfastes pour le bien-être au travail : angoisse, honte, peur, perte de confiance en soi, etc. Mais comme l’a précisé Sénèque, Errare humanum est, perseverare diabolicum (« L’erreur est humaine, persévérer [dans son erreur] est diabolique »).

S’interdire de faire des erreurs conduit à des comportements passifs, inhibés, dénués de toute spontanéité. S’autoriser à faire des erreurs est donc fondamental dans un processus de réussite, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, pour de multiples raisons :

  • Moins de pression, moins de stress au quotidien, donc l’esprit plus libre,
  • La possibilité d’essayer, de prendre des risques et de gagner en assurance,
  • Et par conséquent l’opportunité d’apprendre, de réapprendre perpétuellement.

L’erreur pour changer

Éviter de faire une erreur à tout prix, c’est se priver d’un feedback qui peut être constructif. Souvent, on pense que l’échec est signe d’incompétence. Mais il est normal de ne pas forcément obtenir le résultat désiré quand on expérimente quelque chose de nouveau. Vouloir rester dans sa zone de confort est certes sécurisant, mais alors comment obtenir un résultat différent, évoluer, si nous ne changeons pas notre manière de procéder ? C’est en agissant différemment, en changeant de méthode qu’on assimile d’autres connaissances qui nous mènent petit à petit vers le succès !

Ainsi, la direction et les managers doivent encourager leurs collaborateurs à ne pas se satisfaire du statu quo, à prendre des initiatives en acceptant la part de risque. Et si les choses ne se déroulent pas comme prévu, ce n’est pas forcément un échec, mais plutôt une occasion d’analyser ce qui n’a pas fonctionné pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. C’est aussi une opportunité de rebondir, de se développer, d’améliorer le fonctionnement d’une équipe et les méthodes de travail.

Exemple : En 2005, Steve Jobs tint un discours devenu célèbre, à la Stanford University. Il évoqua brièvement des succès de sa vie, mais il insista plus encore sur son expérience de l’échec scolaire, comme le montre cette vidéo :

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Et vous ?

  • Comment vivez-vous vos erreurs professionnelles ?
  • Dans votre entreprise, vous souvenez-vous d’une erreur qui vous a permis de découvrir une nouvelle manière de faire, ou d’alerter la hiérarchie sur un dysfonctionnement, etc. ?