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Accordez-vous une vraie pause chaque jour

« Il survient souvent une métamorphose grandiose parfois
à celui qui ose prendre une pause pour une bonne cause.
 »

Citation de Daniel Desbiens

Notre rythme de vie ne nous permet pas toujours d’accorder du temps à nos repas: on mange au bureau devant l’ordinateur, parfois on mange dans la rue en même temps qu’on téléphone, on mange dans la voiture ou même on saute le repas. Un petit morceau par ici, un petit morceau par là. A la fin de la journée, on se demande „Qu’est-ce que j’ai mangé aujourd’hui? “. C’est difficile dans ces conditions de manger de façon saine et équilibrée.

Les risques de supprimer un ou plusieurs repas pendant la journée sont multiples : manger de plus grandes quantités au repas suivant, avoir une baisse de la performance mentale et physique dans la journée avec un risque de coup de pompe suivi de grignotage. Le problème de ce grignotage est qu’il se fait de façon inconsciente : on ne se rend pas compte de ce qu’on a mangé réellement et ainsi on consomme souvent des produits caloriques qui sont gras et riches en sucres ajoutés. Manger devient accessoire et manque de convivialité : on n’est pas assis, on fait autre chose en même temps, et on ne mange plus ensemble à table.

Faire une pause repas, cela nous permet de nous détendre pour une meilleure qualité de vie au travail. Cette pause nous permet de souffler, de réduire le stress et favorise par la suite la concentration et l’efficacité.

Vous souhaitez des conseils et astuces pour faire une vraie pause repas ?

  1. Organisez vos repas principaux à horaire fixe.
  2. Donnez rendez-vous à vos collègues pour garantir de faire une pause à midi.
  3. Après une nuit de jeûne, n’oubliez pas de faire le plein d’énergie en prenant un petit-déjeuner. Idéalement il est composé d’un féculent (pain, biscottes, muesli,…), d’une source de protéines (lait, yaourt, fromage et de temps en temps un peu de viande maigre), d’un fruit et d’une boisson
  4. Prévoyez des repas faciles à digérer pour éviter un coup de pompe après le repas. Pour rester en forme, surveillez donc les produits gras (escalope panée, charcuteries, frites, chips…) et sucrés (limonades, biscuits, chocolat…).
  5. mangez lentement et surtout bien mâcher, car le message de satiété est transmis après 15 à 20 minutes au cerveau. Etre à l’écoute de ses sensations évite les excès dans la prise alimentaire.
  6. Envisagez d’apporter des repas pour votre pause de midi. Il peut être chaud (par exemple du potage aux légumes avec un petit pain au jambon, poisson avec du riz et des légumes,…) ou froid (un sandwich, un wrap, des crudités avec un petit pain, une salade de pâtes avec du fromage et des crudités,…).
  7. Si vous avez tendance à grignoter entre les repas, prévoyez 1 ou 2 collations (par exemple un fruit de saison, une compote de fruits, un yaourt, des légumes crus avec un dip à base de fromage blanc).

Faire des pauses boissons, couplées ou non aux pauses repas est essentiel pour assurer une bonne hydratation et éviter une baisse de la performance mentale (vigilance et concentration).

Mes astuces pour penser à bien s’hydrater pendant la journée :

  1. Les boissons idéales sont l’eau (plate ou gazeuse, pourquoi pas avec un peu de jus de citron pour le goût rafraichissant), les tisanes, le thé et le café (idéalement max. 3-4 tasses/j)
  2. Mettre un verre d’eau sur votre bureau pour vous rappeler de boire régulièrement ou prenez une bouteille d’eau d‘1,5 litre et essayez de la boire complètement durant la journée.

Et n’oubliez surtout pas votre pause sportive : anti-stress, elle permet de vous vider la tête et d’être encore plus en forme au bureau !

Madame Anouk BOCK, diététicienne à Mondorf Domaine Thermal

Bulle de Sérénité : « Confiez vos inquiétudes »


« A une petite chose, l’inquiétude donne une grande ombre. »

Proverbe suédois

 

Ce dicton illustre bien que l’inquiétude modifie notre perception de la réalité et donne plus d’importance à des situations ou des enjeux qui n’en valent pas tant la peine.

La peur est l’émotion liée à l’inquiétude. Elle peut se manifester sous plusieurs formes comme la colère, l’addiction, le renfermement, le sentiment de ne pas être à la hauteur, etc.

Mais pourquoi avons-nous peur ?

La peur est une émotion naturelle et utile, car elle permet d’agir face à un danger ou une situation inhabituelle. Cette inhibition nous protège donc des menaces éventuelles. Toutefois, nos réactions de défense peuvent nous submerger et nous paralyser dans une situation où nous devrions au contraire avancer.
C’est l’exemple de la peur de l’avenir : plus il est incertain et plus l’inquiétude grandit. Dans ce cas, nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas et de ce que nous ne maîtrisons pas. Pourtant, l’inconnu est inévitable ! Alors comment réduire nos craintes ?

Pourquoi se confier peut être si rassurant ?

Quand nous ressentons une inquiétude, c’est tout d’abord l’occasion de prendre conscience de ce qui s’exprime en nous. Mais cela ne signifie pas nécessairement que ces sentiments doivent rester enfouis !

En effet, les non-dits amplifient l’inquiétude. Nous avons tendance à interpréter une situation observée, souvent sur base de nos précédentes expériences, pour nous rassurer. Seulement, notre interprétation est parfois erronée ! Et l’intériorisation de nos craintes peut engendrer leur extrapolation, voire leur multiplication.

Confier nos inquiétudes est donc un bon moyen pour sortir d’un scénario catastrophe, enrichi de détails plus inquiétants les uns que les autres. La grande ombre va alors se réduire pour prendre une taille plus proche de la réalité. Le point de vue d’une autre personne offre ainsi une nouvelle vision de la situation, qui peut nous aider à atténuer nos inquiétudes.

C’est aussi le moyen de dédramatiser et de nous rendre compte que nos inquiétudes sont parfois partagées. S’exprimer donne alors la possibilité d’échanger avec des personnes qui ont connu les mêmes craintes et qui ont développé des solutions pour y faire face.

Se confier, oui mais à qui ?

Bien sûr, se confier n’est pas chose aisée. Et l’idée de partager ses craintes peut même engendrer de nouvelles appréhensions. Que va-t-on penser de moi ? Mes inquiétudes sont-elles ridicules ?

Il ne s’agit pas de partager la moindre inquiétude avec le premier interlocuteur disponible. Collègues, amis, famille… l’idée est plutôt de s’exprimer auprès d’une personne de confiance, qui saura écouter sans juger. L’objectif est avant tout d’extérioriser ses craintes pour éviter qu’elles s’amplifient inutilement. Ensuite, l’intérêt est d’obtenir l’avis et éventuellement les conseils d’une autre personne. Qu’elle partage ou non la même situation, son écoute et ses suggestions peuvent représenter un soutien précieux.

Alors n’hésitez plus, partagez vos inquiétudes !

Nicolas Palau
Expert in Human Capital Management @ MindForest

Bulle de Sérénité : « Cultivez la patience »


« En cherchant à hâter les choses, on manque le but.
Et la poursuite de petits avantages fait avorter les grandes entreprises. »

Confucius

Dans le monde bouddhiste, la patience est une vertu très estimée, alors que dans notre société matérialiste, elle est mise de côté au profit de l’efficacité et de la rapidité à obtenir ce que l’on souhaite.

De nos jours, des informations et messages provenant du monde entier sont disponibles en quelques clics de souris. Toutefois, la patience s’apprend, et se cultive. Et la tranquillité d’esprit qu’elle procure impacte considérablement notre qualité de vie.

Etre patient n’est pas simple, car cela va à l’encontre de nos réflexes impulsifs qui sont de fuir ou, au contraire, de lutter. Elle requiert donc une certaine discipline pour faire face à ces impulsions. Mais de quelles manières ?

  • Identifiez les déclencheurs d’impatience : dans quelle situation perdez-vous facilement patience ? Avec quelle personne ? Dans quel contexte ? Dressez une liste de toutes les choses qui engendrent des tensions, de l’angoisse, des frustrations. La plupart de ces éléments déclencheurs peuvent être évités, si ils sont anticipés.
  • Evitez d’effectuer plusieurs tâches à la fois : Noreen Herzfeld, professeur d’informatique à l’Université Saint John dans le Minnesota explique : « À la longue, la dispersion affaiblit la capacité de concentration, ce qui érode des qualités comme la patience, la ténacité, le bon sens et la capacité à résoudre les problèmes. ». Au final, la plupart de nos marques d’impatience proviennent du stress. Apprenez donc à éliminer les activités chronophages, à prioriser et à déléguer.
  • Laissez le temps au temps : soyez réaliste et prenez conscience que tout n’arrive pas aussi rapidement que l’on espère. Admettez l’adage « Chaque chose en son temps », même si celui-ci ne correspond pas à vos attentes. Au lieu de vous focaliser sur des situations déclencheurs d’impatience que vous ne maîtrisez pas, identifiez d’autres alternatives. Par exemple, si votre train a du retard ou est supprimé, ne vous lamentez pas et cherchez un autre moyen de transport.
  • Lâchez prise : si aucune alternative ne s’offre à vous, apprenez à lâcher prise. Plus facile à dire qu’à faire, certes. Imaginez : vous trépignez car vous faites la queue à la caisse d’un magasin. Cette situation est bien moins importante que d’attendre une réponse à un entretien d’embauche. Apprenez donc à prendre du recul par rapport à certains contextes qui sont beaucoup plus propices à déclencher du stress et de l’impatience, afin de gérer les situations qui ne sont pas assez importantes pour perdre patience.

Gardez une attitude positive dans la vie de tous les jours. La vie n’est pas une course contre la montre, mais un voyage dont il faut savoir apprécier chaque moment.

Cultivez la patience… Et récoltez la sérénité !

Mélanie Pailot
Expert in Communication @ MindForest

Bulle de Sérénité : « Souvenez-vous des moments positifs »

« Apprends à écrire tes blessures dans le sable
et à graver tes joies dans la pierre »

Lao-Tseu

Pourquoi a-t-on tendance à voir le verre à moitié vide ?

Le coupable : notre cerveau ! En effet, initialement conçu pour détecter et esquiver le danger, le cerveau accorde plus d’attention aux éléments qui pourraient nuire à notre survie. Résultat d’années d’évolution, il se focalise sur les éventuelles menaces à notre bien-être, au détriment des aspects agréables. Il est donc important de rétablir l’équilibre entre les souvenirs positifs et négatifs !

Positivez !

L’optimisme suit le même processus que le pessimisme : pour rééquilibrer la balance, efforcez-vous de penser aux moments agréables en priorité, il vous sera alors plus facile de vous concentrer sur les éléments positifs par la suite. Le cercle vertueux fera le reste ! Cet exercice peut demander un effort important au début. Mais avec la pratique il sera plus naturel et l’optimisme deviendra alors un véritable style de vie !

Le pouvoir de la pensée positive

On entend souvent « Vois le bon côté des choses ». Bien sûr, il ne s’agit pas d’ignorer la réalité en plongeant dans une euphorie artificielle ! L’idée est plutôt de parvenir à identifier les aspects positifs de chaque chose, de chaque situation, pour ne plus se concentrer sur le négatif. Mais pour quelles raisons positiver ?

  • Aborder le quotidien de manière plus sereine en améliorant son état d’esprit.
  • Enrichir ses relations interpersonnelles : une personne positive paraît bien plus sympathique qu’un rabat-joie !
  • Tirer le meilleur des moments agréables, même les plus courts, en étant attentif à tous les petits plaisirs de la vie.
  • Se remémorer les bons souvenirs pour en profiter de manière durable.
  • Préserver son moral : ne pas s’encombrer de pensées négatives !
  • Penser au passé de façon positive pour envisager l’avenir de manière plus optimiste.
  • Être plus réceptif aux moments positifs pour améliorer son aptitude au bonheur : l’optimisme entraîne l’optimisme !

À vous de jouer !

  • Chaque soir, rappelez-vous les moments positifs : trouvez au moins trois éléments positifs ou situations agréables que vous avez rencontrés au cours de votre journée.
  • Listez 10 accomplissements personnels ou professionnels pour lesquels vous ressentez de la fierté et remémorez-les vous régulièrement.
  • Félicitez-vous aussi souvent que possible !

Aliénor Bianchi
Expert in Human Capital Management @ MindForest