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Que ce soit par pur hasard, suite à une évolution professionnelle « logique » ou par réelle vocation, chaque personne occupe son poste pour une raison. Mais à tout moment de la carrière, des questionnements peuvent émerger : « Suis-je au bon poste ? », « Serais-je capable de faire autre chose ? », « Ce métier correspond-il vraiment à mes attentes, à mon profil ? », « Serais-je plus épanoui(e) dans une autre fonction ? ». Réajustement de parcours ou totale reconversion, la réflexion sur l’orientation professionnelle peut notamment prendre la forme d’un bilan de compétences.

 

Les fonctions sociales de l’orientation professionnelle

Généralement, les pratiques d’orientation professionnelle dépendent du contexte socioéconomique[1]. A titre d’exemple, certains systèmes éducatifs prévoient une sélection et une répartition professionnelle précoces, par exemple via des classes par niveaux et des tests d’orientation. D’autres, plus flexibles, limitent beaucoup moins l’accès aux différentes filières, et accordent donc un rôle plus important aux services d’orientation. De la même façon, dans certains pays, le recours aux coachs et autres conseillers personnels est monnaie courante, alors que dans d’autres cultures les démarches sont moins volontaires.

Notons que l’orientation professionnelle remplit quatre grandes fonctions sociales :

  1. Une fonction de prise de repères dans un environnement caractérisé par les changements dans toutes les sphères de la vie professionnelle, sociale et personnelle. L’orientation professionnelle fournit alors un cadre, une forme de certitude et de stabilité dans un contexte en évolution permanente.
  2. Une fonction de réparation sociale pour les personnes que ces changements ont mises en difficulté, voire en échec. La démarche offre un nouveau sens, un nouvel objectif professionnel et permet de trouver sa place dans un environnement mouvant.
  3. Une fonction d’adaptation aux nouvelles donnes de l’organisation du travail, de son économie et de sa gestion. La réflexion permet de faire le point sur les évolutions du marché du travail, sur ses propres capacités individuelles et sur la façon dont ces deux aspects peuvent être conciliés.
  4. Une fonction d’émancipation face à des modèles mis à mal par l’évolution économique, culturelle et sociale. Les changements socioéconomiques rendent les précédents schémas professionnels obsolètes et conduisent chaque personne à repenser sa propre carrière dans ce nouveau cadre.
Le bilan de compétences, démarche-clé de l’orientation professionnelle

Le bilan de compétences concerne toute personne désireuse :

  • d’évoluer professionnellement, de faire le point sur sa carrière, de se (ré)orienter ;
  • d’analyser ses aptitudes, ses compétences personnelles et professionnelles, ses motivations ;
  • d’organiser ses priorités professionnelles ;
  • de gérer ses ressources personnelles ;
  • d’utiliser ses atouts comme instruments de gestion de sa carrière.

Pour l’entreprise, c’est aussi l’occasion de :

  • mieux organiser sa gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ;
  • favoriser sa gestion de carrière et sa mobilité interne ;
  • (re)motiver des collaborateurs.

Le bilan de compétences se déroule sous la forme d’entretiens personnalisés avec un conseiller, lors desquels la personne définit et/ou confirme un projet professionnel ou un projet de formation. La démarche aboutit généralement à la rédaction d’un rapport de synthèse. Suite au bilan, des actions de développement (coaching, formation, etc.) peuvent être initiées par l’entreprise ou la personne concernée.

Déroulement d’un bilan de compétences

Si le déroulement concret diffère d’un programme à un autre, la démarche comprend cependant plusieurs étapes-clés :

  • Positionnement de la personne dans la démarche, à l’aide d’un guide de questionnement, pour :
    • confirmer son engagement dans sa démarche ;
    • définir et analyser la nature de ses besoins ;
    • l’informer des conditions de déroulement du bilan de compétences, et des méthodes et techniques mises en œuvre.
  • Réflexion objective sur son parcours et prise de conscience de ses acquis et de ses atouts, via l’élaboration de son propre référentiel de compétences. Cette phase permet :
    • d’analyser ses motivations et intérêts professionnels et personnels ;
    • d’identifier ses compétences et aptitudes professionnelles et personnelles et, le cas échéant, d’évaluer ses connaissances générales.
  • Acquisition d’une vision globale de son parcours et analyse de sa façon d’être, d’agir et de se comporter. Il s’agit de développer la connaissance de soi par le biais d’un questionnaire d’identification du profil (par exemple un questionnaire de personnalité). Les enjeux sont :
    • de mieux se connaître ;
    • d’identifier ses aspirations professionnelles et personnelles ;
    • de déterminer ses possibilités d’évolution professionnelle.
  • Définition d’un plan d’actions pour la suite de son parcours professionnel. Concrètement, cette étape revient à :
    • prendre connaissance des résultats détaillés de la phase d’investigation ;
    • recenser les facteurs susceptibles de favoriser ou non la réalisation d’un projet professionnel ;
    • prévoir les principales étapes de la mise en œuvre de ce projet.

Le conseil en orientation, véritable médiation

En tant que psychologue du travail, l’objectif de l’intervention est de favoriser l’identité par le travail. En effet, il s’agit de définir cette identité en tenant compte de l’ensemble des changements qui jalonnent une trajectoire professionnelle : l’insertion, la réinsertion après un licenciement, l’évolution de carrière, le changement d’activité, etc. En d’autres termes, toutes les situations qui requièrent des modes d’accompagnement adaptés.

Ainsi, le professionnel de l’orientation se positionne en médiateur qui organise et accompagne la prise de décision. Partant du principe que l’individu doit être acteur de son développement, il l’aide à trouver le meilleur ajustement entre ses caractéristiques et aspirations propres et la réalité de son contexte.

Bien sûr, un projet pédagogique doit être construit pour répondre aux besoins de tous ceux qui ont à vivre un changement. C’est pourquoi le principe d’empathie et l’objectif d’autonomisation sont deux postulats à intégrer :

  • D’une part, l’empathie consiste à accompagner les processus de changement dans le respect des personnes, de leurs aspirations, mais également de leurs résistances. Tout changement remet en cause des équilibres antérieurs, et la recomposition identitaire se fait rarement sans appréhension et sans douleur. Dans ce contexte, des modes d’accompagnement bienveillants aident les personnes à retrouver une stabilité et un certain équilibre. Dans le cas contraire, défenses, résistances et inertie viennent faire obstacle à la dynamique d’évolution.
  • D’autre part, l’autonomisation consiste à inciter l’individu à décider lui-même des solutions à apporter à sa situation. Il peut ainsi faire face à sa problématique, et comprend que ce faisant, il acquiert des ressources transférables à d’autres circonstances.

Au final, le bénéficiaire comme son conseiller ressortent enrichis de ce type d’expérience, grâce à laquelle chacun apprend de l’autre. Alors n’hésitez plus, osez le bilan de compétences !

 

Aliénor Bianchi et Nathalie Michiels

Experts in Human Capital Management @ MindForest

 

[1] Politiques d’orientation professionnelle dans 36 pays : contrastes et thèmes communs – A. G. Watts (National Institute for Careers Education and Counselling) et Ronald G. Sultana (Université de Malte)

La capacité à utiliser les sentiments et émotions à bon escient peut être un réel facteur de succès, notamment dans le milieu professionnel. En effet, au-delà du niveau d’intelligence émotionnelle mesuré par des outils psychométriques, son recours au quotidien peut souvent faire pencher la balance en faveur de la personne la mieux dotée.

Des émotions universelles

En 1872, C. Darwin a déclaré que tous les hommes, et mêmes certains animaux, possédaient des expressions faciales universelles pour exprimer quelques émotions de base[1]. Un siècle plus tard, suite à une étude menée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le psychologue américain P. Ekman[2] a complété les travaux de Darwin en listant six émotions fondamentales, communes à toutes les cultures : la colère, la joie, la tristesse, la peur, le dégoût et la surprise.

Ainsi, toute personne sainement constituée ressentira ces émotions et les exprimera spontanément, par réflexe. Bien sûr, d’un individu à l’autre, la réaction sera plus ou moins visible. Certains réalisent même un lourd travail sur eux-mêmes pour masquer au maximum leurs expressions. Tout un art !

“Smiles are probably the most underrated facial expressions, much more complicated than most people realize. There are dozens of smiles, each differing in appearance and in the message expressed.”

Paul Ekman[3]

 

Une grande variété d’émotions

Ces émotions de base constituent plutôt des familles, dans lesquelles différents degrés peuvent être identifiés. Par exemple, la peur regroupe des sentiments allant de la petite frayeur à la profonde terreur. Leur expression varie alors en fonction de leur intensité. Imaginez-vous marcher tranquillement dans la rue. Vous rencontrez un ami par le plus grand des hasards. Vous êtes alors légèrement surpris, ce qui se lira sur votre visage. Mais si un pot de fleurs tombe juste devant vous depuis le troisième étage d’un immeuble, votre surprise sera bien plus importante. Un sursaut et un mouvement de recul complèteront probablement votre expression faciale.

Par ailleurs, de la même façon que le mélange de couleurs primaires offre un large éventail d’autres teintes, des émotions complexes résultent de la combinaison de plusieurs émotions de base. Ainsi, la honte peut être considérée comme un mélange de peur et de colère (selon les situations, il peut s’agir d’une peur des conséquences ou du jugement d’autrui, et d’une colère contre une personne ou contre soi-même). Reprenons l’exemple de votre promenade dans la rue. Lorsque vous rencontrez votre ami, vous ressentez à la fois de la surprise et de la joie. Par contre, la chute du pot de fleurs provoque chez vous un mélange de surprise et de peur. Il est d’ailleurs plus fréquent de ressentir un mélange d’émotions qu’un sentiment isolé. C’est la complexité du cerveau humain !

Les émotions dans les interactions sociales

Au quotidien, détecter ces micro-expressions et les émotions auxquelles elles renvoient peut s’avérer utile dans les relations interpersonnelles. En effet, les personnes qui parviennent à maîtriser leurs émotions, à décrypter celles des autres et à adapter leur comportement en conséquence ont souvent un avantage sur les individus ayant une intelligence émotionnelle moins équilibrée. Être capable d’analyser les émotions, visibles ou non, puis d’ajuster ses propres réactions est donc une réelle plus-value. Pour cela, quatre étapes clés, relevant de compétences personnelles et sociales, sont incontournables :

Identifier ses émotions : c’est la condition de base d’une intelligence émotionnelle équilibrée. Avant de l’approfondir, il est essentiel de savoir distinguer ses propres émotions, de pouvoir les nommer. En clair, il faut prendre conscience des sentiments que l’on éprouve, ce qui requiert une bonne connaissance de soi.

Maîtriser ses émotions : il ne suffit pas d’avoir identifié ses sentiments, encore faut-il être capable de les gérer. Mais attention, maîtrise ne signifie pas censure ! Il s’agit plutôt de limiter ses réflexes primaires en contrôlant mieux ses réactions. Il est alors nécessaire de posséder une capacité de recul suffisante.

Identifier les émotions d’autrui : une fois que vous n’avez (presque) plus de secrets pour vous-même, vient l’étape de la relation interpersonnelle. Le premier pas est de réaliser que son interlocuteur a également des sentiments, et d’être en mesure de les verbaliser.

Interagir et s’adapter : c’est le niveau supérieur. Lorsque vous êtes capable de gérer vos propres émotions et de percevoir celles d’autrui, vous parvenez à en tenir compte pour adapter votre comportement.

Les individus qui maîtrisent ces quatre volets sont plus à même d’entretenir des relations équilibrées avec elles-mêmes et avec d’autres personnes. Évidemment, tout le monde n’est pas capable de gérer parfaitement tous ces aspects, mais une maîtrise, même partielle, peut déjà faire la différence, notamment dans la sphère professionnelle !

Dans le milieu professionnel

On le constate au quotidien, les personnes ayant un bon relationnel semblent souvent mieux réussir que d’autres. D’ailleurs, une étude[4] montre que l’intelligence émotionnelle est responsable de 58% des performances professionnelles d’un individu et que 90% des collaborateurs les plus performants ont un QE élevé. Une autre enquête[5], menée en 2002 par le Center for Creative Leadership, montre que la première cause de « déraillement de carrière » des cadres implique des lacunes dans la compétence émotionnelle. La même étude met également en lumière les principaux facteurs d’échec au sein des cent plus grosses entreprises américaines, à savoir : la difficulté à gérer le changement, l’incapacité à bien travailler en équipe et les mauvaises relations interpersonnelles. Trois éléments clés de l’intelligence émotionnelle.

L’importance de cette forme d’intelligence n’est donc plus à démontrer. Mais comment l’utiliser efficacement dans la vie professionnelle ? Concrètement, voici quelques astuces :

  • Comme le disait Socrate, « connais-toi toi-même ». L’exercice n’est pas aisé pour tout le monde, mais avec un peu d’entraînement, il est possible de mettre des mots sur un ressenti. Dans un premier temps, analysez vos émotions dans des contextes passés, puis commencez progressivement à identifier vos sentiments actuels. Vous pouvez également être attentif à vos éventuels tics ou manies, qui sont bien souvent l’expression physique d’une ou plusieurs émotions.
  • L’expression « tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » vaut aussi pour les actes. Une personne qui se connaît suffisamment est capable d’anticiper la réaction qu’elle aura face à telle ou telle situation. Ainsi, si vous vous savez impulsif, efforcez-vous de prendre un instant de recul pour contourner vos réflexes habituels. Cette contrainte peut vous éviter des situations délicates ! De la même façon, si vous avez tendance à vous laisser submerger par vos émotions, prendre du recul pour analyser la situation de manière plus objective peut vous aider à mieux vous contrôler.
  • Ensuite, soyez à l’écoute de vos interlocuteurs, faites preuve d’empathie. Ce conseil englobe l’écoute au sens propre, à savoir le contenu de la discussion, le ton employé, les mots utilisés. Mais aussi l’écoute au sens figuré, car il s’agit d’être attentif au non-verbal, comme la posture, les expressions faciales, les éventuels tics nerveux, etc. Apprenez à décrypter le langage du corps !
  • Lorsque vous analysez une situation avant d’agir, tenez compte des émotions des personnes concernées. Par exemple, si vous souhaitez faire une remarque peu agréable, adaptez votre message à votre interlocuteur, pour ne pas le froisser. En tant que manager, veillez à encadrer suffisamment les personnes les moins autonomes et à laisser les marges de manœuvre nécessaires aux plus expérimentées.
  • De manière générale, sachez vous motiver. Les émotions sont le reflet de la satisfaction ou de l’insatisfaction. Pour faire simple, une situation satisfaisante créera un sentiment positif, et l’insatisfaction provoquera une émotion négative. Essayez donc d’identifier les éléments – les situations, les missions ou mêmes les personnes – que vous appréciez le plus, pour faire en sorte d’en profiter régulièrement. Certes, il est rarement possible de ne faire que ce qu’on aime, mais une petite dose de positif est toujours motivante !
  • Enfin, faites preuve d’ouverture d’esprit pour mieux vous adapter. Montrez-vous attentif aux idées des autres, partagez vos expériences et pensez en dehors du cadre (« Thinking outside the box »[6]). Votre rapport à la vie – et à la multitude de changements qui la composent – n’en sera que plus positif !

Aliénor Bianchi

Expert in Human Capital Management @ MindForest

[1] The Expression of the Emotions in Man and Animals – Charles Darwin (1872)

[2] www.paulekman.com

[3] Telling Lies: Clues to Deceit in the Marketplace, Politics, and Marriage – Paul Ekman (1985)

[4] http://www.talentsmart.com/

[5] www.ccl.org – Skills Intelligence

[6] John Adair (1969)

En pleine expansion, l’entreprise spécialisée en conseil environnemental a développé son réseau de bureaux d’informations à travers le Grand-Duché. Disposant de bientôt vingt entités, la nécessité de recruter de nouveaux conseillers est devenue cruciale. C’est dans cette optique que l’organisation a fait appel à MindForest. L’objectif ? L’accompagner dans le recrutement de ses conseillers.

L’externalisation partielle du recrutement

Le processus de recrutement peut sembler difficilement accessible à certaines organisations, qui ne disposent pas forcément des ressources ou des compétences en interne ou qui ont un besoin ponctuel en recrutement Dans le cas présent, l’enjeu principal était d’effectuer un volume conséquent d’entretiens, en garantissant la neutralité requise pour la sélection des meilleurs candidats. Pour cela, l’intervention d’un cabinet externe, n’ayant pas de lien direct avec le domaine d’activité, a permis d’objectiver la démarche grâce à des outils structurés et sur-mesure, et de disposer des compétences suffisantes en matière de recrutement pendant toute la durée du processus.

Le projet en bref
L’entreprise
  • Groupement d’intérêt économique
  • Secteur énergétique
  • 17 bureaux de conseil au Luxembourg
Le contexte
  • Développement des bureaux de conseil
  • Nécessité de recruter de nouveaux conseillers
  • Besoin d’outils de recrutement objectifs
Les objectifs
  • Définir un profil-type pour le poste de conseiller
  • Objectiver les entretiens de recrutement
  • Faciliter la prise de décision quant aux candidats retenus
La mission de MindForest
  • Accompagner l’entreprise dans le recrutement de ses conseillers
L’action de MindForest
  • Recensement des missions liées au poste
  • Identification des compétences nécessaires pour remplir ces missions
  • Élaboration du profil-type
  • Création de la grille d’observation pour les entretiens
  • Conception d’un guide d’entretien destiné aux recruteurs
  • Participation aux entretiens d’embauche
  • Contribution à la sélection finale des candidats
Les résultats
  • Des outils de recrutement structurés
  • Des entretiens plus objectifs
  • Un regard externe pour une prise de décision simplifiée

La situation socio-économique a fortement impacté la politique de l’emploi et pour avoir une démarche responsable, il convient de s’interroger sur la nature des rapports des individus au travail. En effet, l’entreprise s’est construite sur des valeurs protectrices de l’après-guerre et sur l’idée qui en découle, selon laquelle il convient de viser un emploi stable et pérenne. Les règles de droit social et les modalités de relation entre les partenaires sociaux en vigueur figent profondément la politique de l’emploi. Aussi louable soit-elle, l’idée d’un emploi permanent garanti paraît aujourd’hui difficile à défendre.

L’attente sociale et l’organisation de l’entreprise doivent alors se tourner vers un modèle qui promeut l’activité plutôt que l’emploi. L’entreprise responsable doit être en mesure de proposer des solutions adaptées à chaque collaborateur et à chaque situation de travail. Dans ce cas, la RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) encourage l’organisation à donner au collaborateur les moyens de maintenir son employabilité plutôt que de se focaliser sur son emploi. L’idée de « flexisécurité » apparaît alors comme une piste intéressante d’un consensus social nouveau.

En complément, le concept d’entrepreneur de soi est aussi à avoir en tête, en raison de la dynamique qu’il entraîne. En effet, il induit une implication plus grande des collaborateurs et suscite les initiatives individuelles et collectives. Quatre nouvelles façons d’aborder la relation au travail émergent : le dialogue avec la communauté, la conciliation des temps professionnel et personnel, la diversité des effectifs, ainsi que le contrôle et le suivi comme facteurs responsabilisants.

Ainsi, tous les aspects de la gestion des ressources humaines sont impactés par ces nouveaux courants de pensée : emploi, salaire, volume et organisation du travail, compétences, etc. La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences devient un pilier pour accompagner l’entreprise dans le changement.

Par ailleurs, tous les collaborateurs ne sont pas égaux et capables d’agir et de réagir avec succès. Du fait d’un environnement moins stable, les moments difficiles de vie professionnelle et personnelle sont plus fréquents. L’entreprise responsable est aussi solidaire envers les plus démunis et doit faciliter la gestion de ces moments de transition. Il ne s’agit pas de fournir une assistance permanente, mais d’être présent pour parer aux éventuels accidents de la vie en proposant un accompagnement en interne ou en ayant recours à des professionnels externes (consultant, coach, psychologue, etc.). Dans ce sens, Be Yourself propose une démarche personnalisée pour accompagner les individus dans leur développement professionnel et les aider à renforcer leur estime d’eux-mêmes.

La mise en œuvre de la RSE relève d’une démarche plus que d’un choix d’actions ciblées. Elle implique deux conditions sine qua none à savoir :

  • accepter de remettre en cause les pratiques établies pour intégrer les nouveaux enjeux de l’entreprise,
  • faire preuve d’innovation et de courage.

La RSE offre alors à la gestion des ressources humaines un nouveau rôle d’ouverture, de concertation et d’animation.

MindForest s’est engagé vers cet objectif d’entreprise responsable, durable et performante avec l’obtention du label ESR en avril 2015.

« S’engager dans le développement durable, ça n’est plus un choix »

Nicolas Palau
Responsable Be Yourself

Le contexte actuel est sans appel : départs en retraite, besoin de recruter des profils de plus en plus spécifiques, polyvalence et mobilité requises, nécessité de s’adapter rapidement à de nouveaux métiers, etc.

Ces défis sont vécus par toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité. Les administrations ne sont pas non plus épargnées et on voit bien avec les nouvelles réformes, comme celle du statut de la Fonction publique au Luxembourg, que la tendance est à l’adoption d’une « démarche compétences ». En effet, la réforme préconise, entre autres, la mise en place d’un système d’appréciation pour les fonctionnaires et les employés d’État, ce qui implique de repenser la relation de travail et leur développement.

Les nouvelles technologies, notamment, changent nos façons de travailler et requièrent de nouvelles compétences, quel que soit le domaine d’activité.

 

De quoi s’agit-il ?

On entend régulièrement parler de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), de Gestion Prévisionnelle des Emplois, des Effectifs et des Compétences (GPEEC) ou encore de « strategic workforce planning ».

De ces expressions aux consonances barbares, on comprend aisément la notion stratégique qui en découle. Il s’agit d’une approche qui vise à soutenir la pérennité de l’organisation et l’employabilité des collaborateurs.

 

La fonction RH se voit désormais confier des missions d’anticipation. Elle cherche à rendre compatibles, voire complémentaires, les exigences économiques de l’organisation avec les attentes sociales des collaborateurs, pour une meilleure performance aussi bien du côté employeur qu’employé.

 

Les trois enjeux majeurs d’une GPEC sont alors l’intégration des jeunes sur le marché du travail, l’emploi des seniors et la responsabilisation de chacun à se maintenir dans son poste et rester employable.

A titre d’illustration, dans son dernier bulletin de l’emploi[1], l’Adem publiait un taux de chômage des résidents de 10,3% pour les moins de 25 ans, contre 24,1% des demandeurs d’emploi entre 50 et 59 ans.

 

Pour autant, il ne faut pas réduire une « démarche compétences » à la simple gestion des effectifs car il s’agit avant tout d’identifier les compétences présentes dans l’organisation, celles qu’elle doit acquérir pour son accroissement et celles à développer. Adopter une telle approche c’est donc s’intéresser à l’évolution de ses collaborateurs pour répondre au besoin de l’organisation et anticiper les besoins à venir.

 

Quels sont les domaines impactés par une « démarche compétences » ?

Cette démarche offre un cadre de référence pour l’ensemble des décisions et des actions à mener en termes de gestion de ressources humaines. Elle va alors impacter tous les domaines du cycle de vie du collaborateur dans l’organisation.

Plusieurs questions se posent, la liste n’est pas exhaustive :

  • Recrutement : Qu’est ce que j’attends d’un candidat ? Quelles seront ses missions et de quelles compétences doit-il disposer pour réaliser à bien son travail ?
  • Intégration : Quelles sont les compétences déjà acquises par le nouvel entrant, sur lesquelles je peux capitaliser ? Quelles sont celles qu’il doit développer pour être autonome le plus rapidement possible ?
  • Développement : Quels changements le métier a-t-il rencontrés ? Comment la digitalisation a-t-elle modifié le poste ? Les compétences des collaborateurs sont-elles toujours en adéquation avec leur métier ?
  • Évaluation : Comment évaluer la performance individuelle et collective de l’organisation, le plus objectivement possible ? En quoi l’évaluation s’intègre-t-elle dans le processus de développement des collaborateurs ?
  • Motivation, fidélisation : Quels sont les leviers à ma disposition pour agir sur la motivation des collaborateurs et leur donner envie de grandir avec l’entreprise ?
  • Évolution : Comment les compétences sont-elles transposables d’un service à un autre ? Comment faciliter la mobilité verticale et transversale des collaborateurs au sein de l’organisation ?
  • Départ : Comment anticiper la perte des savoirs engendrée par le départ ? Comment limiter l’impact négatif du départ d’une personne clé de l’organisation ?

 

Une démarche basée sur le dialogue social

Dans un premier temps, la « démarche compétences » implique bien souvent une cartographie des emplois pour aboutir à un référentiel de compétences. Dans cette phase d’identification des postes et des compétences, il est essentiel de mobiliser l’ensemble des acteurs pour obtenir le consensus autour du référentiel.

Celui-ci sert de base de discussion entre la fonction RH et le management. Par exemple, dans la phase de recrutement, le référentiel aide l’opérationnel à identifier les compétences dont il a besoin pour son service. Aussi, la notion de « tête bien faite » laisse apparaître les compétences « analyser » et « apprendre et rechercher ».

Cet outil facilite également la communication entre le manager et son équipe. Ainsi, lors de l’entretien d’évaluation, la trame de l’entretien comportant les compétences à apprécier, collaborateur et manager ont un dialogue commun. Les exemples qui illustrent la performance et le potentiel du collaborateur deviennent plus évidents. Celui-ci sait alors, avec précision, ce qu’il doit développer pour l’année suivante. Il lui est aussi plus simple de mettre en avant les succès qu’il a réalisés en fonction des différents sujets traités lors de l’année écoulée.

 

Passer de l’idée à l’action

De prime abord, cette approche peut sembler dédiée aux grandes entreprises qui ont les moyens d’investir dans des outils de gestion RH complexes et parfois occultes.

Pour autant, c’est avant tout une démarche qui se veut pragmatique, fondée sur l’aspect opérationnel. Deux actions sont alors incontournables pour la réussite à long terme d’une « démarche compétences » :

 

  • Mettre en place une gestion de projet

Elle doit s’inscrire dans la stratégie de l’organisation. Le projet doit être soutenu par la Direction, et non seulement par la Direction RH. Pour éviter l’effet « millefeuille », il convient d’adopter une vision globale pour créer du lien entre les différents projets. Enfin, la création d’une équipe dédiée s’avère nécessaire pour suivre l’avancée, les différentes étapes, les risques potentiels, etc. Un plan de communication spécifique au projet doit aussi accompagner la réalisation progressive des actions.

 

  • Dérouler des actions d’accompagnement et de conduite du changement

Ces actions encouragent la mobilisation des différents acteurs et en fait un réel projet d’entreprise/d’administration. Quatre types d’acteurs sont à prendre en compte :

 

 

  • La Direction

Comme nous l’avons vu, la Direction doit montrer son engagement envers le projet, en suivant son avancée, en allouant les ressources nécessaires, etc. Il importe donc de les consulter en amont et de les associer à l’équipe projet.

  • Les partenaires sociaux

Ils doivent également être impliqués rapidement dans une logique de partenariat. Ce qui permet une meilleure compréhension et une meilleure diffusion de la démarche.

  • Les managers

Les managers sont les premiers gestionnaires RH. Leur implication est nécessaire dès le début du projet pour s’assurer de leur adhésion aux objectifs, créer un climat de confiance et les rendre acteurs de la démarche. Information, accompagnement individuel et collectif, formation méthodologique, participation aux groupes de travail sont autant d’actions à mettre en place pour qu’ils portent le projet.

  • Les collaborateurs

Il convient de donner de la visibilité aux collaborateurs sur les changements en cours. Les informer, les faire participer aux groupes de travail ou organiser des réunions d’informations sont essentiels pour les rendre acteurs. Les impliquer dans le projet permet d’identifier ce qui se passe dans la « vraie vie » et d’affiner les compétences.

 

MindForest vous accompagne

Sans implication de ces acteurs et sans gestion de projet, la mise en place d’une « démarche compétences » est vouée à l’échec.

Dans notre approche, nous favorisons la création de groupes de travail pour définir les descriptions de poste et un référentiel de compétences, comme bases de la démarche.

Nous travaillons dans un premier temps avec un service pilote afin d’identifier les freins des collaborateurs relatifs à une nouvelle façon d’aborder leur métier (en termes de compétences). Ce groupe de travail allie aussi bien les managers du service que les collaborateurs. Le référentiel est alors défini sur base des missions qu’ils ont décrites. Il est alors expliqué au service en question et les fiches de poste sont ajustées en fonction des définitions retenues. Après deux workshops, les collaborateurs sont plus familiers avec le référentiel.

Les résultats des travaux sont alors présentés, aux côtés de la Direction et du service pilote, aux autre départements. Ces derniers ont alors un retour opérationnel et trouvent réponses aux questions qu’ils se posent. Ils sont ainsi rassurés sur la mise en œuvre d’un tel projet.

Une fois cette étape réalisée, l’organisation peut aisément décider des chantiers qu’elle estime prioritaires : redéfinir la politique de recrutement, mettre en place ou modifier son système d’évaluation, développer un programme visant à faciliter le transfert des connaissances, etc.

Pour ancrer une « logique compétences » de manière durable, il est essentiel que la fonction RH véhicule de manière régulière les messages positifs sur les bienfaits d’une telle approche et qu’elle face référence aux différents outils développés.

A noter que miser sur le développement des compétences de ses collaborateurs est un moyen efficace de les fidéliser, car ils sont de plus en plus nombreux à regarder les perspectives de développement offertes par leur employeur.

Un DRH d’une entreprise de conclure à juste titre : « Il est tout aussi essentiel d’investir sur les Hommes que sur les installations ».

 

 

Nicolas Palau
Responsable Be Yourself

[1]


« Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions…[1] »
. Vous avez certainement déjà entendu cet adage, mais en connaissez-vous la suite ? La voici : « … L’esprit de l’homme invente ensuite le problème ». C’est là le cœur du problème (n’y voyez aucun mauvais jeu de mots).

En effet, il est souvent plus facile d’identifier des lacunes que de trouver des solutions pour les pallier. À partir de ce point, plusieurs limites émergent : perte de temps, identification de problèmes supplémentaires, freins à l’action, augmentation du stress, etc. Pour mettre fin à ce cercle vicieux, l’orientation solution apparaît alors comme la clé.

De quoi s’agit-il ?

Le concept est relativement simple : au lieu de se focaliser sur les problèmes à résoudre, se concentrer plutôt sur les solutions à apporter. C’est sa mise en application qui s’avère plus compliquée. Il s’agit en effet d’apprendre à aborder les situations de manière plus positive, en se centrant sur l’objectif à atteindre et pas sur les éventuels obstacles.

Ainsi, lorsqu’un souci se présente ou est clairement identifié, l’idée est de chercher immédiatement une solution. Dans la même optique, trouver un moyen pour régler un incident est bien plus fructueux qu’identifier un éventuel coupable. Un problème consomme suffisamment de temps et d’énergie, inutile d’en perdre davantage ! Concentrez-vous donc sur ce qu’il est effectivement possible de faire pour améliorer la situation, avec les moyens disponibles.

 

« Avec des si, on mettrait Paris en bouteille » – Jean-François Alata

 

L’orientation solution est bénéfique à bien des égards, aussi bien dans la vie professionnelle que privée : faire face à un imprévu (incident technique, visite surprise, etc.), trouver une solution pour un client, gérer un dossier difficile, etc. Cette approche est utile dans tous les domaines !

Trois prémisses qui préviendront certains désagréments

Steve de Shazer[2], psychothérapeute américain, est le pionnier de la thérapie brève centrée sur la solution (TBCS). Sa technique met l’accent sur la recherche de solutions et vise à aider les personnes à identifier et à mieux exploiter leurs points forts. Partant de cette philosophie, il a listé trois prémisses de l’approche solution :

  1. If it isn’t brokendon’t fix it (Si ce n’est pas cassé, ne réparez pas) : dans chaque situation, il est relativement facile de pointer des faiblesses. Mais si leur identification n’est pas nécessaire, mieux vaut s’abstenir de les chercher. En effet, le risque est de faire émerger des problèmes secondaires, n’entravant pas la bonne réalisation du projet, mais dont la résolution consommerait une énergie précieuse. Concrètement, si un dysfonctionnement ne nuit pas au projet ou au client, il ne vaut mieux pas tenter de le résoudre. De la même façon, il ne faut pas chercher à optimiser à tout prix un élément qui fonctionne, spécialement si d’autres points mériteraient davantage d’attention.
  2. If it works, do more of it (Si cela fonctionne, faites-le davantage) : on parle souvent de « ne pas réinventer la roue ». Le principe s’applique ici. Ainsi, une solution qui a déjà fait ses preuves a de fortes chances de résoudre un problème similaire. Dans un premier temps, il est donc préférable d’exploiter les options qui ont déjà été expérimentées, avant d’en envisager d’autres. De la même façon, si une méthode semble porter ses fruits, la poursuivre ou la développer davantage peut décupler ses effets.
  3. If it’s not working, do something different (Si cela ne fonctionne pas, faites autre chose) : à l’inverse du point précédent, il s’agit de ne pas s’obstiner à appliquer des solutions qui ne sont manifestement pas efficaces. Si une option n’est pas concluante, mieux vaut l’envisager sous un autre angle ou en trouver une autre. Comme l’a souligné Albert Einstein, « la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ». Évitez donc de sombrer dans la folie !

Si cette démarche est initialement issue de la psychologie, elle donne malgré tout des clés utiles pour adopter une orientation solution. Ces trois préceptes, s’ils sont appliqués à bon escient, vous éviteront des pertes de temps inutiles et vous permettront de vous concentrer pleinement sur le développement et la mise en œuvre de solutions adéquates.

 

Aliénor Bianchi
Expert in Human Capital Management @ MindForest

 

[1] Feuillets d’automne – André Gide (1949)

[2] Keys to Solution in Brief Therapy – Steve de Shazer (1985)


L’entreprise a fait appel à MindForest pour bénéficier d’un accompagnement dans la formalisation de ses fiches de poste. Après identification de son besoin spécifique, le chantier s’est finalement étendu à la réalisation de fiches de missions et d’un référentiel des compétences. De plus, afin de favoriser l’appropriation de ces outils, les premiers documents ont été élaborés et adaptés en collaboration avec un service pilote.

Focus sur la fiche de poste

À chaque fonction correspond un ensemble de rôles, d’activités et de responsabilités. Pour mener à bien les missions liées à un poste, un certain nombre de compétences, de connaissances ou même de certifications sont nécessaires. La fiche de poste est donc le document RH de référence qui réunit toutes les informations concernant une fonction, notamment ses missions et le profil qu’elle requiert. Elle s’avère donc utile pour toutes les étapes du cycle de vie du collaborateur – du recrutement jusqu’au départ – et nécessite une mise à jour régulière, selon les évolutions du poste.

La fiche de poste permet notamment de :

  • Clarifier les attentes de l’entreprise envers ses collaborateurs ;
  • Donner une visibilité sur chaque poste ;
  • Avoir une vue d’ensemble des différentes fonctions ;
  • Améliorer la coordination interne ;
  • Identifier les éventuels écarts entre les compétences présentes en interne et celles qui manquent pour assurer un bon fonctionnement ;
  • Fournir un outil de gestion d’équipe aux managers opérationnels ;
  • Faciliter la discussion avec les managers en partageant la vision d’un poste.

 

Le projet en bref
L’entreprise
  • Établissement public luxembourgeois de plus de 2.000 collaborateurs
  • Secteur des transports
  • 5 directions (fonctions opérationnelles et support)
Le contexte
  • Existence de plusieurs documents de référence pour un même poste
  • Manque de visibilité sur les missions et le profil requis pour chaque poste
  • Mise en place prochaine du système d’appréciation des agents dans la Fonction Publique
Les objectifs
  • Recrutement : disposer d’une base pour les offres d’emplois
  • Développement : identifier les formations nécessaires pour le poste
  • Évolution : avoir une visibilité sur les possibilités de promotion et de mobilité interne
  • Évaluation (à venir) : avoir une base pour la grille d’entretien
La mission de MindForest
  • Élaborer et optimiser les fiches de poste de l’entreprise
L’action de MindForest
  • Synthèse des documents existants
  • Conception du template de fiche de poste
  • Élaboration d’un référentiel des compétences
  • Création des premières fiches de poste avec un service pilote, lors de workshops
  • Présentation des outils (fiche de poste et référentiel des compétences) et de la méthode à tous les chefs de service de l’entreprise
  • Désignation et briefing de collaborateurs relais au sein du service RH pour accompagner les services dans la création de leurs propres fiches
Les résultats
  • Des outils et une méthodologie clé en mains pour élaborer les fiches de poste suivantes
  • Des relais RH responsabilisés
  • Des chefs de service informés et encadrés
  • Un partage de conseils et de bonnes pratiques par le service pilote

Le directeur-fondateur de HUSStec explique comment le coaching personnalisé de MindForest l’a aidé à se réorienter dans son parcours d’entrepreneur.

Claude Huss, pour quelle raison avez-vous fait appel aux services de coaching de MindForest ?

Il y a douze ans, mon entreprise est passée par une période difficile. J’ai alors décidé de suivre des formations et des séminaires. Ceux-ci m’ont beaucoup aidé. Je me suis retrouvé avec d’autres personnes qui étaient dans le même cas que moi, confrontées aux mêmes problèmes.

En discutant avec elles, j’ai commencé à voir les choses autrement, avec un certain recul. Malgré tout, ce n’était pas facile, car on reste seul et livré à soi-même, face à une situation que l’on doit résoudre à tout prix.

Pour cette raison, j’ai en 2013 décidé de faire appel aux services de coaching professionnel de MindForest, avec l’objectif d’optimiser l’organisation de mon entreprise.

Dans ce contexte, quel type de coaching avez-vous suivi et quels en ont été les résultats ?

Il s’agissait d’un coaching personnalisé, en vue d’optimiser le fonctionnement de la structure, pour mieux la positionner.

Ces échanges m’ont permis de trouver une structure qui permettait à mon fils de rentrer dans la société et de préparer ma succession. Aujourd’hui on a une entreprise saine, où mon fils peut avec beaucoup d’autonomie développer notre cœur de métier. Je reste cependant dans la société, et suis en charge du contact avec les clients qui nous connaissent de longue date. Je n’interviens pas dans son travail. S’il y a un souci, on se voit et on essaie ensemble de le résoudre.

Quels sont actuellement vos projets professionnels et personnels ?

Quand on est totalement impliqué dans son entreprise, qu’elle est en pleine croissance, qu’on y travaille du matin au soir, qu’on a une trentaine d’employés sous sa responsabilité… On n’a pas toujours le recul nécessaire pour faire le point et aller de l’avant. Les prochaines sessions de coaching porteront donc sur l’optimisation du rendement de l’entreprise.

Du point de vue personnel, la prochaine étape pour moi serait de faire autre chose, mais je ne sais pas encore quoi exactement. Je vais encore m’assurer que mon fils soit complètement indépendant. Cela fait neuf mois qu’il est le patron : les gens le connaissent, il s’entend bien avec le personnel et fait un bon travail.

Le dirigeant de PME a fait appel à MindForest pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Un entretien a permis de définir ses besoins avec précision et de mettre en place un parcours d’accompagnement pour le développement de son leadership. Le point de départ était un Development Centre, suivi de séances de coaching et de sessions de formations sur les postures clés du dirigeant.

Focus sur le Development Centre

Le Development Centre a pour objectif de mettre en lumière les forces et les axes d’amélioration du dirigeant, dans le cadre professionnel. Il commence par un questionnaire de personnalité OPQ32 de CEB-SHL, pour déterminer ses préférences comportementales dans un cadre professionnel. Cette étape est compétée par la suite d’un exercice de mise en situation (In-tray – Be Yourself©), d’un jeu de rôle et d’un entretien de débriefing. Un rapport complet, comprenant des informations sur sa personnalité et sur son style de leadership, est alors remis au dirigeant. Ceci a offert au dirigeant de PME l’opportunité de mieux se connaître personnellement et de faire les prises de conscience nécessaires à son développement ultérieur.

Le Development Centre offre notamment au dirigeant :

  • une prise de recul pour évaluer son leadership ;
  • des modules pour développer ses capacités de leader et devenir acteur du changement ;
  • l’essentiel du droit du travail pour dirigeant ;
  • un media training, pour renforcer sa communication personnelle ;
  • un coaching individuel pour s’épanouir au travail.

 

Le projet en bref
L’entreprise
  • Entreprise privée luxembourgeoise d’environ 200 collaborateurs
  • Secteur des transports
Le contexte
  • Prise de poste relativement récente du dirigeant, qui a occupé des fonctions managériales au préalable
Les objectifs
  • Mieux se connaître pour mieux diriger
  • Mettre en place un parcours de développement adapté aux besoins du dirigeant
  • Faciliter sa prise de poste et asseoir sa position de dirigeant
La mission de MindForest
  • Accompagner le dirigeant de PME dans le développement de son leadership
L’action de MindForest
  • Development Centre
  • Définition et planification des modules de formation et de coaching
    • L’essentiel du droit du travail pour dirigeant
    • Optimiser ses prises de décisions
    • Devenir leader du changement
    • Développer la performance de ses équipes
    • Gérer les conflits avec tact
    • Finance pour dirigeant
  • Coaching : un leader à 360°, tout au long de l’accompagnement
Les résultats
  • Une meilleure connaissance de soi
  • Une plus grande assurance pour faciliter la prise de décision
  • Un approfondissement des connaissances liées aux différents domaines de la vie de l’entreprise
  • Des techniques de développement personnel réutilisables au quotidien


Armin Klas berichtet von seiner Erfahrung, die er mit Turning Point im Jahr 2013 gemacht hat.

Was war Ihre Ausgangssituation als Sie mit Turning Point angefangen haben? Warum haben Sie sich für Turning Point entschieden?

Damals hat mein Arbeitgeber eine interne Umstrukturierung in die Wege geleitet, von der ich leider auch persönlich betroffen war. Er hat mir jedoch Hilfe bei der Suche nach einer neuen Stelle angeboten und mir geraten, auf eine professionelle Beratung zurück zu greifen. Ich habe mich auf dem Markt umgehört, und nach verschiedenen Treffen habe ich mich für MindForest entschieden. Bei den vielen Anbietern auf dem Markt stach MindForest hervor, weil meine damalige Kontaktperson mir sofort ein auf mich zugeschnittenes Programm vorschlagen konnte, welches außerdem flexibel an meine Verfügbarkeiten angepasst werden konnte.

Beschreiben Sie den damaligen Ablauf.

Wir haben uns regelmäßig in der MindForest Lounge getroffen und nach einem gemeinsam abgestimmten Verlauf sämtliche Aspekte meiner Bewerbungen aufbereitet. Meine Beraterin hat mit mir meine Bewerbungsunterlagen überarbeitet, mir Tipps bei der Vorgehensweise im Bewerbungsprozess gegeben, mich in Interviewtechniken gecoacht und an meinem Zeitmanagement gearbeitet. Es war sehr umfangreich und hat mir vor allem mehr Selbstvertrauen verschafft.

Welche Ergebnisse haben Sie beim Turning Point erzielt? Welche Vorteile hat es Ihnen gesichert?

Dank Turning Point habe ich nicht nur strukturierte Bewerbungsunterlagen zusammengestellt, sondern vor allem ein Umdenken an mir selbst vollzogen. Ich habe sehr viele positive Reaktionen und Komplimente auf meine Bewerbungen bekommen. Leider sind die ersten Versuche an meinen mangelhaften Französisch-Sprachkenntnissen gescheitert, aber sehr bald habe ich einen neuen Platz gefunden.

Einige Worte zu Ihrer jetzigen professionellen Tätigkeit.

Ich habe eine Arbeit, wo ich voll eingespannt bin, und ich bin mir ganz sicher, dass ich diese Dank der Unterstützung von MindForest gefunden habe.

Ein Jahr später: welche Bilanz ziehen Sie aus dieser Erfahrung? In wie fern hat sie Ihre Karriere beeinflusst?

Nach einem Jahr bin ich nach wie vor von dem hohen Niveau des Coachings überzeugt; ich habe MindForest weiterempfohlen und habe sogar anderen Kollegen Ratschläge basierend auf dem was ich damals gelernt habe geben können. Wenn man völlig unverhofft in eine solche Lage gerät, fühlt man sich auf einmal unsicher und neigt dazu an Selbstvertrauen zu verlieren; Turning Point umfasst ein ganzes Spektrum von Themengebieten und baut einen konsequent Stück für Stück wieder auf, damit man wieder „frei fliegen“ kann.

Auf Basis Ihrer Erfahrung, welche Ratschläge würden Sie Anderen geben, die sich in der gleichen Ausgangssituation befinden?

Wie gesagt, ich habe Turning Point bereits weiterempfohlen und ich würde es immer wieder tun. Es ist sehr wichtig, sofort professionelle Hilfe zu suchen und anzunehmen. Wenn ich eine Benotung abgeben musste, würde ich eine glatte „eins“ erteilen, alles war perfekt, sehr gut organisiert und optimal an meine Bedürfnisse angepasst. Ganz ehrlich, ich hoffe, dass ich nicht so schnell wieder in eine solche Lage geraten werde, aber wenigstens wüsste ich, an wen ich mich wenden kann!